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Sécession et nationalismesJe suis pour le fait que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays souverain. Je n'ai pourtant aucune conviction nationaliste. Prélude anti-nationalistePour moi le nationalisme n'est qu'un outil du gouvernement pour manipuler le peuple et créer l'illusion d'unité et de cohésion dans un groupe d'individus qui ne se connaissent pas. Sérieux, combien de gens je connais au Québec? Mettons que je connais 300 personnes, sur le 6 000 000 de Québecois ça fait quoi? 0,0005%? Donc 99,9995% de la population me sont totalement inconnus et on veut me faire croire que ce sont « mes frères » simplement parce qu'ils aiment le hockey et mangent de la tourtière? Non mais, prenez-moi pas pour un cave quand même… Sécession fonctionnelleJe pense que le gouvernement est un outil au service du peuple. Donc s'il ne nous sert pas bien, on est en droit de le congédier; comme on change de banque ou d'épicerie quand on considère qu'on y a du mauvais service. Le gouvernement fédéral nous coûte cher et nous apporte peu. Transférer ses rares juridictions vers le provincial et congédier le fédéral serait donc avantageux. Nous ne serions plus obligés de financer des postes sans fonction comme les gouverneures générales (retraité ou en poste), les lieutenants gouverneurs et les sénateurs. Sera-t-on souverain pour autant? Non. Le Québec sera souverain. L'individu demeurera assujetti à un État mais ce sera un gouvernement plus léger (donc moins coûteux) servant une population moins grande et moins dispersée. Donc je pense qu'il est à l'avantage de tous les habitants du Québec (sauf peut-être les fonctionnaires fédéraux, les sénateurs, etc.) de voter pour la séparation. Sur le plan international, ce serait également quelque chose de bénéfique pour l'individu. Comme chaque pays n'a qu'une voix aux Nations-Unies, diviser le Canada en deux donnerait une voix de plus dans les domaines où les citoyens canadiens sont actuellement d'accord (environnement, pacifisme, etc.) et permettrait d'être plus représentatif de la volonté du peuple dans les domaines où le Québec n'est pas d'accord avec la voix officielle du Canada. Idéalement, le Canada devrait décentraliser progressivement son pouvoir et passer de fédération à confédération pour devenir comme l'Union Européenne. Cela lui donnerait plus de voix à l'ONU (une par pays, comme pour l'Europe). En plus, la sécession serait la naissance d'un nouveau pays à l'époque moderne. Donc finit les lois passéistes. On pourra se doter d'une constitution reflétant les valeurs modernes (égalité des individus, liberté sexuelle, etc.). Et les traités contraignants ou abusifs que le Canada a contracté par le passé ne s'appliqueraient plus à nous. Conclusion anti-nationalisteLes arguments nationalistes et émotifs, qu'ils soient séparatistes (nationalisme québécois) ou fédéralistes (nationalisme canadien) n'ont aucune valeur rationnelle et tout être doué de raison ne devrait pas leur accorder la moindre attention. Vous allez rester qui vous êtes si on se sépare, et les rocheuses ne changeront pas de place. On peut être attaché à son pays (c'est-à-dire, à la terre où l'on a vécu… donc moins de 0,01% du Québec sauf si t'as déménagé souvent) mais sentir que notre identité dépend de notre assujettissement à un gouvernement particulier indépendamment de comment il agit avec nous, c'est du pure conservatisme et une dépendance psychologique malsaine (comme une femme battue qui se laisse faire par amour pour son conjoint). MilitantismeJe ne suis pas « militant » pour aucune des causes que je soutiens. .Par exemple, je ne vais pas m'attacher à un arbre pour éviter qu'on ne rase une forêt. Militer c'est souvent marginaliser sa causeJe remarque que l'on a tendance à voir comme des fous ou des illuminés les gens trop impliqués dans une cause. Surtout dans le cas où ceux-ci vont se mettre à dos de grandes portions de la population (ou des portions influentes, comme les journalistes par exemple). Souvent le militant va être « agressif » envers des actions qui sont généralement commises par la grande majorité de la population. Si je dis à la télévision que ceux qui ne font pas comme moi sont justes des égoïstes ou des caves, ya moins de chance que ces mêmes gens décident de m'écouter. Même chose si je fais des actions pouvant paraître étranges aux yeux du commun des mortels. Moi j'essaye toujours d'avoir l'air « modéré ». De cette façon, les gens ne se ferment pas à mon message. Mais si d'autres que moi font des extravagances au nom d'une cause que je défends, alors j'ai automatiquement l'air d'un extrémiste si je dis que je la défends. Et ça me fait chier. Donc, de grâce, rappelez-vous que la fin ne justifie pas les moyens et que de laisser les gens évoluer à leur rythme est la seule façon de les faire évoluer un jour. Militer c'est souvent de la pensée magiqueJe ne vois pas en quoi le fait de marcher des kilomètres guérira le cancer du sein. Ni en quoi le fait de me raser la tête aidera les leucémiques. Me déguiser en ours polaire ne réduira pas les changements climatiques non plus. Pour moi tout ces rituels sont simplement de la magie. Ce n'est pas quelque chose que je veux encourager. Quand j'étais en première année, on a fait un marche-o-ton pour amasser des fonds pour quelque chose. Je ne comprenais pas trop le principe. Ma mère m'explique « Plus tu marches de kilomètres, plus tu amasses de l'argent pour cette cause. » Mais yavait quelque chose que je comprenais. « Mais pourquoi les gens ne font pas juste donner de l'argent directement pour la cause? » En troisième année, c'était le Sautons-en-cœur que c'était le même principe. Plus tu sautais à la corde longtemps, plus les gens donnaient de l'argent pour les maladies du cœur. Encore là j'avais de la misère à comprendre. Pourquoi les gens veulent pas donner d'argent pour guérir la leucémie mais sont prêts à en donner pour que je me rase la tête? Même chose pour les « grèves » étudiantes (on devrait plutôt appeler ça « foxage de masse ») ou tout autre « moyen de pression » ne mettant aucune pression sur la cible visée (par exemple, le fait de tous s'habiller en noir le mardi…). Je trouve que c'est grotesque. Militer c'est souvent être discriminatoire malgré nousLe mouvement féministe dit vouloir l'égalité des sexes et je le crois. Il y a très certainement certaines féministes extrémistes voulant que la femme domine l'homme, mais il a des extrémismes dans tout. Le problème est que l'intervention des féministes se fera seulement dans un cas où les droits de la femme sont opprimés mais pas dans un cas où ce sont les droits de l'homme (mâle) qui le seraient. Donc même s'ils prônent théoriquement l'égalité, les féministes permettent involontairement une inégalité. Un bon exemple ce sont les féministes qui s'insurgent contre l'excision des jeunes filles en Afrique et voient ça comme une oppression de la femme par les méchants hommes, mais qui ne reprochent rien à la circoncision des jeunes garçons et ne la voient pas du tout comme une oppression de la part de la femme. Un autre exemple, plus près de chez nous, c'est quand on désapprouve le fait que des femmes musulmanes portent le voile, mais qu'on a rien à reprocher au fait que des hommes sikhs portent le turban. On peut justifier cette tendance du féminisme par le fait qu'autrefois le statut de la femme était jugée socialement inférieur à celui de l'homme. Donc il aurait semblé absurde à l'époque de défendre les droits de l'homme (mâle) devant ceux de la femme. Mais aujourd'hui c'est différent. Les deux sexes sont égaux. On doit maintenant permettre aux individus d'être ce qu'ils veulent sans les contraindre ou les discriminer en fonction de leur sexe. Le mouvement féministe doit fusionner avec les quelques groupuscules masculinistes modérés pour devenir un mouvement pour l'égalité des sexes qui défendraient les deux sexes. Même chose pour la ligue des Noirs ou tout autre mouvement ayant pour but de défendre l'accès à l'égalité pour un groupe donné. Il aura tendance à négliger de reconnaître qu'il y a des sphères dans lesquels c'est son groupe qui « opprime » les autres. Il n'y aura pas non plus de moment où ce mouvement dira : « Bon, on est pas mal égaux, on peut dissoudre le mouvement. » Moi j'ai l'impression que ces mouvements vont continuer d'exister perpétuellement en réclamant toujours plus de droits pour leur groupe, jusqu'à ce qu'ils soient le groupe dominant. Personnellement, je dirais qu'il ne devrait exister qu'un seul mouvement défendant l'accès à l'égalité pour tous. Bref le militantisme tel qu'il est pratiqué actuellement me semble à la fois grotesque et inutile. GrèveLes employés de la STM furent en grève pendant une semaine. Mon lieu de travail est dans le métro. Comme pour ceux qui travaillent dans les dépanneurs, les cafés et les restaurants du métro, mon salaire n'est pas beaucoup plus élevé que le salaire minimum. Et, à cause de la grève, on nous a évidemment coupés des heures. Mon employeur a eu la gentillesse de nous les payer quand même mais je ne pense pas que ce fut le cas pour la plupart de ceux qui travaillent dans le métro. Bref, pour que les employés de la STM, qui se pognent le beigne à deux mains pour le triple de notre salaire, puissent avoir d'encore meilleurs conditions, on nous enlève notre unique et faible source de revenus tandis qu'eux reçoivent quand même 75% de leur salaire à faire la grève. On devrait interdire les grèves… « Ah mais on n'est pas des osti de communistes! » Lequel d'entre vous allait dire ça? Bon. Imaginez ceci : Si, au lieu d'avoir recours à des moyens de pressions futiles, symboliques ou collatéralement dommageables, on avait recours à un arbitrage. Oui, une sorte de procès ou la partie patronale et la partie syndicale devraient toutes deux défendre leurs points respectifs. Le syndicat expliquerait pourquoi il juge que les employés méritent mieux, l'employeur expliquerait pourquoi il ne peut ou ne veut leur donner mieux. Le juge rendrait son verdict et tous devraient s'y soumettre sans chialer. Me semble que ça serait moins nuisible pour la société qu'une grève et que ça ferait pas mal plus mature… Les attrapes-nigaudsÀ ma job on vend un livre appelé Le Secret. C'est un best-seller. Tout le monde se l'arrache parce que, dedans le livre, ça dit que si tu demandes à l'univers de gagner à la loterie, tu vas automatiquement gagner! Si ça marche pas, ça veut juste dire que tu y crois pas assez. C'est merveilleux quand même, non? En fait ce livre est loin d'être le premier à dire ça. Et t'en as plein d'autres comme ça. Yen a qui te disent comme attirer « l'énergie de l'argent » ou comment demander des faveurs à l'univers (pas Dieu là! Non, c'est un mot péjoratif. On utilise le mot "Univers" et on personnifie ce concept pour en faire un être tout-puissant à qui l'on peut faire des prières... c'est quoi la différence d'avec "Dieu"?). Je pensais écrire un livre de ce genre. Je le titrais Comment devenir riche rapidement et sans effort. À l'intérieur j'écrirais simplement : « Pour devenir riche rapidement et sans effort, vous avez juste à publier un livre intituler Comment devenir riche rapidement et sans effort. » J'en reviens pas que, de nos jours, à une époque où tout le monde est instruits, yen a encore qui croient à ça. Regarde, pour Le Secret, yen a qui ont dit avoir gagner à la loterie grâce à ça, mais fais le calcul… Dans le livre, ils nous incitent à jouer à la loterie. Donc le monde qui croient au contenu de livre ont toutes les chances de jouer à la loterie. Statistiquement, ya peu de chances que je gagne à la loterie juste parce que j'y crois… mais ya énormément de chance que la personne qui ait gagné à la loterie soit quelqu'un qui y croit. Pour une personne pour qui ça marche, combien de milliers de personnes avec qui ça a échoué? Mais c'est pas d'eux qu'on entend parler, bien sûr. On entend seulement parler de ceux avec qui ça marche c'est pour ça qu'on a l'illusion que ça marche toujours. « Ceux avec qui ça marche pas, ils y croient pas assez… » Comme c'est pratique! Parce que le taux de croyance d'une personne ne se mesure pas et ne se compare pas vraiment d'une personne à l'autre. On peut donc pas savoir si celui qui gagne est vraiment celui qui y croit le plus. Ce livre, en fait, fait l'éloge de la pensée positive. Plus t'as une bonne attitude, plus du bien va t'arriver. Dans la vraie vie, ça marche pour certaines choses mais pas pour d'autres. Par exemple, pour réussir une entrevue ou un examen, l'attitude positive aide, mais celle-ci n'a - contrairement à ce qu'ils disent dans Le Secret - pas d'impact sur la météo ou les résultats du 6/49. Donc Monsieur-Madame Toulemonde va constater que les recommandations du secret marchent dans certains cas, et il va par la suite adhérer à cette foi. Mais, comme je vous l'ai déjà dit, ça me dérange pas que vous croyez à tous ce que vous voulez. C'est sûr que ça m'achale quand je pense que vous avez quand même le droit de vote... Qui est un "vrai"?Si je me fis aux stéréotypes, je ne suis pas « un vrai gars ».
Ah mais pourtant je suis anatomiquement équipé de tous les organes requis pour entrer dans la catégorie « mâle ». Hum… dans ce cas je dois être aux hommes. Mais oui, comme c'est pratique. Car de nos jours, un gays n'est pas considéré comme « un vrai homme » et si on fait le sophisme d'inversion de causalité, on peut en déduire que si les gays ne sont pas des vrais hommes alors tous ceux qui ne sont pas des vrais hommes sont systématiquement gays.
Ah mais ça marche pas parce que les hommes m'attirent pas. C'est sûr que je peux trouver un gars beau des fois mais pas sexy. C'est comme un coucher de soleil, c'est bien beau un coucher de soleil mais j'ai jamais eu envie de lui faire l'amour au coucher de soleil! Bon donc je suis attirés par les femmes ça marche pas. Sauf que… mais oui, je ne suis sûrement pas attiré par les "vraies femmes". Voyons voir…
Ouais… c'est mal parti mon affaire. Je suis un faux gars attiré par les fausses filles. En plus je suis un méchant traite à la patrie. Je suis pas un vrai Québécois! Parce que…
Voilà. Ouf! Mais, en passant, j'emmerde toutes vos catégories et je me fous de comment vous me classer. Je ne suis pas un vrai gars? Hon!!! Comme c'est triste, dis-je sarcastiquement. Être disqualifié comme gars ou comme Québécois ne m'enlève rien donc j'en ai rien à foutre. La seule affaire qui me fait un peu plus de peine c'est quand on me dit que je ne suis pas un vrai humain simplement parce que je suis "trop rationnel". On me reproche ma capacité de parler de quelque chose sans laisser mes émotions prendre le dessus comme étant une "froideur inhumaine". Moi ça me blesse doublement, quand on me dit que pour être un humain faut nécessairement croire des choses complètement débiles et incohérentes. Ce qui me peine là-dedans n'est pas tant le fait de perdre mon statut d'humain, mais plutôt le constat que les êtres vraiment rationnels sont minoritaires dans cette humanité. Accommodements raisonnablesAh chu tanné d'entendre parler de tsa pis c'est une expression que je déteste. Alors ça serait intelligent de ma part de ne pas en parler, mais il le faut. Tsé d'habitude quand t'entends quelqu'un prononcer cette expression-là, tu le sais qu'il va dire quelque chose de raciste ou de haineux. Mais moi, vous le savez, j'haïs la haine et je ne tolère pas l'intolérence. Ici je vais juste dire honnêtement ce que je pense de tout ça. Bon d'abord j'aimerais juste profiter de l'occasion pour vous faire réaliser que tout ça n'est qu'une grosse joke dans le but de donner le pouvoir à la droite. Le Québec a quitté le Moyen Âge dans les années soixante et maintenant se retrouve à la veille de sa seconde guerre mondiale. Même pattern, on démonise les minorités et on leur fait porter le chapeau de nos problèmes comme ça la majorité est d'accord et vote pour nous. Bravo Dumont! Hitler serait fier de toi, tu as bien appris sa leçon.
D'où vient toute cette marde? Bon évidemment de votre infériorité intellectuelle. La solution? Abandonnons tous nos cultures pour vivre dans une société exclusivement rationnelle. Ne conservons nos coutumes et nos traditions que lorsque cela n'interfère pas avec la voix de la raison. C'est con de dire « Ici on est au Québec et nos valeurs ici c'est ça! » Discours totalement raciste et antimoderniste. Ça équivaut à dire « Ma culture dit ceci, la tienne dit cela, mais… j'étais là avant donc j'ai plus raison! » On doit dire « Il est plus logique de donner les mêmes droits à tous. » La culture est contingente, dogmatique et variable. La raison est logique, légitime et unique. C'est la seule chose pouvant amener l'humanité à une certaine unité. Sport professionnel – T'as-tu r'gardé 'a game hier soir?
– Non pis ça m'intéresse pas.
– Les Canadiens ont gagné!
– J'pense que tu réalises pas à quel point j'm'en calisse...
– Non mais tu réalises? On a gagné!
– Ah vous avez gagné? Bin, félicitation!
– Non non, tu comprends pas c'est… Toi aussi t'as gagné!
– Ah bin, pis j'me suis même pas forcé en plus.
C'est comme ça. Moi je trouve ça vraiment plate de regarder des parfaits inconnus jouer à un jeu (et être payé des millions pour) au lieu de jouer moi-même ou de regarder un film. « Mais t'es pas mieux quand tu regardes un film! Ça revient au même… » Non. Moi quand le gentil gagne à la fin du film je me lève pas en criant "WÉÉÉÉÉÉ!". J'ai de la misère avec ce sentiment d'appartenance qu'on les gens envers une équipe. En fait, je comprends pas ce qui fait que ces gens s'identifient à l'équipe et pourquoi ils sont tellement contents s'ils gagnent et déçu s'ils perdent. C'est pas comme si ces derniers défendaient des valeurs qui leur tiennent à cœur ou faisaient progresser une bonne cause. C'est pas non plus comme si les fanatiques connaissaient les joueurs personnellement ou avait participer à leur entraînement. Ils me semble qu'ils n'ont aucun lien avec nous. En plus yen a qui vont jusqu'à sacrifier leur vie pour leur sport. Tsé Gilles Villeneuve qui explose lors d'une course, là aujourd'hui c'est une sorte de «héros national». Sti! J'aime mieux un kamikaze qui se fait sauter pour tuer des gens qu'un cave qui meurent parce qu'il roule trop vite même si c'est dans une course. Le kamikaze au moins défend une cause (même si elle est douteuse et que les moyens qu'il emploie sont les mauvais) qu'il considère plus importante que sa propre personne. Tandis que l'athlète qui se tue parce qu'il surpasse trop ses limites est, au contraire, tellement imbu de lui-même qu'il ne peut accepter la défaite même si ça lui coûte sa vie. Il se sacrifie pour la cause de sa propre gloire. Il mérite sa mort et il mérite surtout qu'on ne parle plus jamais de lui. Une fois j'étais dans le métro, et un moment donné mon wagon s'est rempli de gens qui revenaient d'une game de ché-pas-quoi, et leur équipe avait gagné. Alors souvent ils criaient tous « Oh Hé Oh Hé Oh Hé! » super fort. Et ils étaient tous de bonne humeur. Et un moment donné t'en as un qui dit « Je pense que ya personne de mauvaise humeur à soir! » Et ça m'a faite de quoi, parce que je me suis dit que ces gens-là, qui s'accrochaient à des causes aussi futiles, pouvait connaître un grand bonheur ou une grande souffrance seulement à cause du sort d'une partie d'un jeu… Bref, je les ai trouvé pathétiques. Je déteste les olympiques. Ça nous bouffe notre programmation de télé habituelle pis les nouvelles parlent juste de tsa. En plus quand on perd, nos loosers d'athlètes vont dire « C'est la faute du gouvernement! Il doit investir plus dans les athlètes! » Bin oui, le culte capitaliste qui croit que "investir" dans quelque chose l'améliore automatiquement. Veux-tu, on va attendre d'avoir aboli la pauvreté, le temps d'attente dans les hôpitaux, d'avoir le déficit zéro et l'éducation gratuite avant de dépenser notre argent dans des conneries inutiles comme les médailles d'or. Ce qui m'écœure du sport professionnel et des olympiques – en plus que ça soit douloureusement plate à regarder – c'est que ces gens gagnent trop d'argent, mais surtout qu'ils s'investissent trop dans quelque chose d'inutile. Normalement l'exercice est bon pour la santé. Eux en font trop d'un même exercice de sorte que ça devient nuisible pour leur santé. Ce qui me répugne aussi, c'est quand je pense que ces petits athlètes-là ont sans doute été engendrés par leurs parents expressément pour devenir athlètes. Leurs parents devaient les forcer à faire toute sorte de compétitions sportives, et les chicanaient – voire les insultaient ou les battaient – lorsqu'ils perdaient. C'est sans doute pour ça qu'aujourd'hui ils vont jusqu'à prendre des stéroïdes ou du gatorade pour être performants. C'est dégueulasse. La discriminationC'est une chose que je ne supporte pas. Qu'elle soit positive, négative, envers un sexe, une "race", une orientation sexuelle ou une espèce... pour moi c'est un manque flagrant d'intelligence. C'est une «paresse intellectuelle» (notre fâcheuse habitude de faire des catégories parce que c'est plus facile que d'apprendre à connaître l'individu) qui cause un préjudice à autrui. Je m'oppose à la discrimination arbitraire. C'est-à-dire le fait de présupposer qu'une chose (ou une personne) correspond à certains attributs (pouvant influer sur sa valeur ou sur ses droits), en fonction de son appartenance à un groupe (les groupes étant – de toute façon – des catégories totalement subjectives qu'on s'invente pour simplifier la réalité qui nous entoure et donc l'appréhender en faisant moins d'effort mental) alors que cet attribut n'est pas ce qui définit le groupe (ce qui ferait de ce raisonnement une tautologie, par exemple : « Les Noirs sont plus foncés que les Blancs. ») ni un trait inhérent à l'attribut qui définit le groupe (ce qui en ferait un raisonnement logique, par exemple : « Les Noirs pognent moins de coup de soleil que les Blancs. »). Aussitôt qu'on agit comme si ces groupes abstraits existaient pour le vrai et qu'on veut les traiter comme des personnes, on fait de la discrimination. Ce peut être soit en favorisant un groupe simplement parce qu'on lui appartient, soit en discriminant un groupe simplement parce qu'on haït l'un de ses membres, soit en considérant ces groupes comme des personnes et en essayant de les rendre égaux (cette égalité entre les groupes est nuisibles à l'égalité entre individus). La discrimination raciale je trouve ça absurde. D'abord parce que chacun a sa propre façon de découper les races et que celle-ci est toujours arbitraire (en choisissant des traits arbitraires et en y mettant des balises arbitraires). Ensuite parce que les raisons pour lesquels les gens discriminent ces groupes qu'ils s'inventent sont toujours grotestque. «Je me suis fais attaquer par un Noir donc j'ai le droit d'être raciste envers les Noirs!» Bien sûr. Et si tu t'étais fait attaquer par un Blanc serais-tu devenu raciste envers les Blancs? Les jokes de blondes je trouve ça tellement ridicule. Parce que ce n'est pas comme si c'était un préjugé remontant à des siècles - comme le racisme ou l'homophobie -, c'est quelque chose de tout récent. Quelqu'un a inventé ça tout seul chez eux dans son sous-sol il y a dix ans. Et, malgré tout, des gens semblent croire vraiment à l'infériorité intellectuelle des femmes aux cheveux blonds comme si c'était quelque chose de scientifiquement prouvé. Tss. Je déteste le concept de parité des sexes (engager autant d'hommes que de femmes). C'est des antisexistes qui font du sexisme sans s'en rendre compte. Admettons qu'un employeur ait 100 postes à combler et qu'il soit contraint de choisir 50 hommes et 50 femmes. Supposons que pour les 100 postes, il y avait 200 candidats tous aussi valables, et que sur ces 200 on comptait 150 hommes et 50 femmes. On constate donc que les hommes candidats avaient une chance sur trois d'être engagés tandis que les femmes candidates étaient certaines d'être embauchées. Ainsi, uniquement en fonction du critère « sexe » un individu pouvait tripler ses chances d'embauches. On appelle cela du sexisme, de la discrimination. C'est inacceptable. Après ça va être quoi? La parité des races ou des orientations sexuelles? Des groupes sanguins et des signes astrologiques? Ridicule... Je m'oppose aussi à l'homophobie. Je pense qu'une société progressiste se doit d'accepter toutes les préférences sexuelles de sa population (à l'exception de celles qui implique une souffrance pour autrui, comme le viol par exemple). Que ce soit sur l'apparence du partenaire, sur leur nombre ou sur l'acte que l'on désir faire avec lui, tout cela doit être laissé à la liberté des individus sans être contraint par la loi, les normes sociales et sans subir la haine ou l'humiliation. J'ai beaucoup de difficultés à saisir ce qui motive ce genre de discrimination étant donné que la sexualité est un acte commis en privé, donc qui n'affecte pas ceux qui n'y participent pas. Les homophobes sont, très certainement, des homosexuels inavoués. Je trouve que le concept de fierté gay est discriminatoire. Il donne une image clichée et généralisantes des homosexuels. Je suis sûr que beaucoup restent dans le garde-robe parce qu'ils ne veulent pas être associés à cette caricature extravagante. Et, que certains homophobes ne s'opposent pas à la relation homosexuelle mais plutôt à cette "mode gay". La discrimination envers les animaux, aussi appelée spécisme, c'est aussi quelque chose qui m'écoeure. Je ne comprends pas quand quelqu'un fait souffrir un animal en disant «C'est juste un animal!». C'est une phrase dont je ne comprends pas le sens... Cela veut-il sous-entendre qu'un animal est quelque chose "de moins" qu'un humain? Qu'il ne dispose pas du système nerveux nécessaire pour ressentir la douleur (va étudier la biologie...)? Qu'il n'a pas d'âme (prouve-moi que toi tu en as une et on en reparlera...)? Je trouve merveilleuse la citation de Bentham (le maître de John Stuart Mill, pour ceux qui connaissent les philosophes) qui dit : « [On a] déjà réalisé que la peau foncée n'est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d'un persécuteur. Peut-être finira-t-[on] par s'apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l'extrémité de l'os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d'abandonner une créature sensible au même sort. La question n'est pas : "peuvent-ils raisonner?" ni "peuvent-ils parler?" Mais "peuvent-ils souffrir?"» Bref, on doit se départir de notre fâcheuse habitude de tout classer en catégories. Pour savoir si un individu mérite des droits ou non, et quels droit il mérite, on doit se pencher sur ses attributs personnels au lieu de l'associer à un groupe. Les croyantsL'athéisme me semble quelque chose d'essentiel dans l'émancipation intellectuelle d'un individu. C'est la première étape de toute morale. Un être qui s'en remet aux préceptes d'une religion pour conduire sa vie est moralement injugeable. Même si ses actions peuvent être nocives, lui-même est inconscient de ce qu'il fait (notez que cela s'applique à la religion mais aussi à tout autre forme de tradition morale). C'est la même chose qu'un animal qui agit par instinct : il suit un "programme" sans le remettre en question. Il est donc amoral. Comme un chat qui torture un souris au lieu de lui offrir une mort rapide. Je suis opposé à toute forme de religion. Pour moi un humain n'est pas totalement humain tant qu'il s'accroche à des croyances irrationnelles. Il demeure un enfant psychologiquement, il n'atteint jamais son potentiel d'adulte. C'est comme un animal non-doué de raison. Je ne méprise pas les croyants... sache-le, je les respecte et c'est pour ça que j'essaye souvent de les comprendre en dialoguant avec eux. Souvent ils se referment me voyant comme une "influence démoniaque" parce que, par mes paroles, je les force à se remettre en question. Mais d'autres fois ils sont plus ouverts. En fait t'as deux sortes de croyants :
La plupart des croyants ne s'en rendent pas compte mais leur foi est fondamentalement égoïste. Premièrement, parce qu'ils pensent que leur religion est vraie simplement parce que c'est celle dans laquelle ils sont nés (et que c'est leur interprétation personnelle de la religion qui est la bonne). Deuxièmement, parce que leur dieu semble les favoriser eux. « J'avais besoin d'un 25¢ pour téléphoner et – pouf! – j'en ai trouvé un par terre donc Dieu existe. » Bien sûr. Dieu devait se demander « Bon alors je règle le conflit au Darfour ou j'envoie un 25¢ à ce no-where? » Pendant que ton bien-aimé seigneur te faisait vivre une coïncidence anodine, il laissait des gens mourir de famine, de tsunami ou d'un tireur fou… Je n'ai rien contre les croyants, ce sont les charlatans qui m'écoeurent. Ceux qui véhiculent ces croyances pour abuser des autres. Comment savoir que ce sont des charlatans et pas tout simplement des gens peu instruits qui croient honnêtement les mensonges qu'ils véhiculent? C'est bien simple : c'est dans la forme de leur argumentations. En effet, les charlatans utilisent des raisonnements fallacieux, des sophismes et font preuve d'une grande malhonnêteté intellectuelle de sorte que l'on ne peut douter que ces arguments ne les convaincraient pas eux-mêmes. Le plus souvent ils vont « faire une pirouette » en évitant une question via une immense digression ayant pour but de nous faire oublier la question principale.Il y a deux sortes de charlatans :
Asteur yen a qui sont plus subtils. Le mot "Dieu" étant trop connoté religieux, ils vont le substituer par des euphémismes. Ils vont se déclarer "croyants" mais ne voudront pas dire en quoi ils croient. « L'important c'est de croire en quelque chose. » Bin oui. Dans ta phrase ça veut dire quoi "croire" et "quelque chose"? Si je crois en l'existence de la brocheuse qui est devant moi, alors je suis moi aussi un croyant? En tout cas, croyez à toutes les conneries que vous voulez, ça ne me dérange pas. En autant que vous ne veniez pas me dire des affaires comme «Un jour tu croiras...». Sti! Si je te dis qu'un jour tu auras l'alzheimer ou une lobotomie, est-ce que ça va t'enchanter? Non. Bin pour moi c'est la même chose. Personne n'aime se faire dire qu'un jour son intelligence va diminuer. |
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