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La vie est un rêveJe fais deux sortes de rêves. Il y a ceux que je fais la nuit. Ils sont bizarres. Le récit y est souvent décousu. Un personnage peut soudainement en devenir un autre. Une émission de télévision que j'y regarde peut soudainement devenir la réalité. Il est difficile de cartographier quoique ce soit et rien n'est permanent. Les lois de la physiques sont négociables et je peux altérer le cour des événements rien qu'en le voulant très fort (comme dans Le Secret). Ces rêves sont éphémères, lorsqu'ils prennent fin, je ne peux plus y retourner. Puis, il y a les rêves que je fais le jour. Je devrais dire le rêve, parce que c'est toujours la même chose. Ça commence toujours de la même façon : je suis dans un lit et il y a un cadran qui sonne à côté de moi. Ce qu'il y a de bizarre dans ce rêve, c'est que quand il commence il reprend toujours où il s'était arrêté la dernière fois que j'en étais sortis. Par exemple, si je laisse un crayon sur mon bureau avant que le rêve ne s'achève, le crayon sera toujours là quand je reviendrai dans ce rêve. Tout y est plus constant, tout est régit par des lois fixes qui me permettre d'anticiper ce qui va se passer. Maintenant, la question existentielle, lequel de ces rêves est la réalité? Celui que je fais le jour ou l'un de ceux que je fais la nuit? Quand je suis dans un rêve je suis convaincu d'être dans la réalité et que tous mes autres rêves sont de la fiction. Donc si je suis objectif, aucun n'est plus vrai qu'un autre. Mais c'est dans celui-ci – celui que je fais le jour – que mes gestes ont des conséquences plus prévisibles mais contraignantes. Et c'est de ce rêve-ci que je suis coincé, je le refais tout le temps à chaque jour, repartant du point où je l'ai laissé. Et ce qui m'y arrive a un impact direct sur ma souffrance ou mon bonheur. Alors… qu'il soit « vrai » ou pas m'importe peu. Je vais faire comme si ce rêve était réel. Oublions Descartes et la Matrix... Haine gratuite vs amour universelJ'haïs la haine. Moi j'aime tout le monde. Je ne dis pas que je raffole de la présence de chaque humain sur Terre, mais ya personne que j'haïs. Y en a qui me tapent sur les nerfs, d'autres que je trouve stupides ou insignifiants. Il y en a que je trouve impolis ou inutilement méchants, d'autres qui manquent simplement de tact. Il y en a qui suivent une idéologie dangereuse et dont la mort ne serait, à mes yeux, que bénéfique pour le bonheur collectif. Mais ya personne pour qui j'éprouve de la haine. Des fois, des personnes que j'aime ne s'aiment pas. Alors je demande : – Pourquoi n'aimes-tu pas X? – Bin…, me répond-on, on peut pas aimer tout le monde! C'est presque systématiquement ce qu'on me répond. Et ça me frustre parce que ça ne répond pas du tout à ma question. J'ai bien dit « Pourquoi? », je cherchais donc une cause. L'incapacité d'aimer tout le monde n'est pas la raison pour laquelle on n'aime pas cette personne. C'est comme si tu t'étais dit « Bon je ne peux pas aimer tout le monde (dans le sens de "je n'ai pas le droit d'aimer tout le monde") donc je dois sélectionner au hasard quelqu'un que je vais désormais haïr… ce sera X! » Des petites nouvelles pour vous : Oui, vous avez le droit d'aimer tout le monde! Le faire ne vous rendra que plus en paix avec vous-mêmes. Haïr quelqu'un lui nuit seulement quand tu es avec lui, mais te nuit chaque fois que tu penses à lui. Autre affaire que j'haïs, c'est la haine par effet de halo. Haïr tous les membres d'un groupe à cause d'un seul de ses membres. C'est doublement con. Faites comme moi : Aimez-vous les uns et les autres. Comment? C'est simple : la condescendance. Jésus lui avait compris. C'est facile d'aimer tout le monde si tu leur dis « Je suis le créateur de l'univers incarné dans un humain, et vous êtes juste des brebis égarées qui ne pouvez survivre si je ne vous donne pas des ordres. » Voici donc le chemin de l'amour universel : Haine >>> Mépris >>> Condescendance >>> Pitié >>> Compassion >>> Empathie >>> AmourCessez de regarder celui que vous haïssez comme un méchant. Voyez-le plutôt comme un imbécile. C'est un enfant ou une bête stupide sans malveillance mais qui est trop conne pour agir comme du monde. Méprisez cet être… il vous est inférieur. Oui, vous êtes beaucoup mieux que lui. Soyez condescendant envers cette pauvre créature… qui n'a pas votre chance. Pauvre d'elle, comme elle fait pitié… tolérez ses handicaps vous qui ne les avez pas. Ce n'est pas de sa faute à lui… il a besoin de votre aide. Soyez bon avec lui. Aimez-le! Fin du parcours. Bonne chance. |
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