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ExtraterrestresCroyez-vous aux extraterrestres?
Cette question a plusieurs interprétations possibles : « Croyez-vous qu'il y ait de la vie ailleurs dans l'univers? », « Croyez-vous qu'il y ait des êtres intelligents ailleurs dans l'univers? » ou « Croyez-vous qu'il y a des êtres intelligents venus d'ailleurs dans l'univers qui m'ont enlevé pour faire des expériences sur moi? ». Ces trois questions n'ont pas la même portée.
Je trouve que même les scientifiques vont un peu vite en affaire dans ce domaine. « On a trouvé de l'eau sur cette lune, donc il y a possiblement de la vie, donc possiblement une civilisation extraterrestre! » Wô! Pas si vite. J'veux pas casser le party mais c'est loin d'être aussi simple.
D'abord l'eau est une substance chimique très simple : H2O. Et en plus le « H » (l'hydrogène) qui la compose est l'élément le plus simple de l'univers (un électron et un proton). Donc de l'eau ya de forte chance qu'on en trouve partout! La vie par contre, c'est une structure chimique beaucoup plus complexe. Même si on prend ça dans un sens large et qu'on définit la vie comme tout « composé chimique qui, dans un environnement donné, fabrique des répliques de lui-même », ça reste quelque chose d'exceptionnel.
Maintenant cette vie primitive est bien loin de l'être doué de raison. Pensons aux milliards d'années que ça a pris pour passer de l'unicellulaire à l'humain. Par ailleurs, l'apparition de l'intelligence n'est pas nécessaire. La vie aurait pu exister pendant des milliards d'années puis disparaître avec la mort de notre soleil, sans jamais que n'apparaisse un être capable de réfléchir, ni même un être pourvu d'un cerveau!
De quoi ont-ils l'air?
Je trouve que dans le folklore populaire, les extraterrestres ont une apparence très peu crédibles : des humanoïdes! Déjà pour qu'une forme de vie intelligente apparaisse ailleurs, ça prendrait une coïncidence incroyable, le fait que cette intelligence siège dans un corps aussi semblable au nôtre serait statistiquement impossible.
Pour que des êtres venus d'ailleurs entre en contact avec nous, tout ce qu'ils ont de besoin, sur le plan biologique, c'est : un organe pour penser (cerveau), un organe pour communiquer (bouche) et un organe pour manipuler son environnement (mains). Juste sur Terre, il y a plus de diversité dans ces domaines que dans les films de science-fiction. Contrairement à ce qu'on pense, les grands singes (dont l'humain) ne sont pas les seuls "génies" dans la nature. Par exemple, les éléphants sont des animaux très intelligents et physiquement semblables à nous sauf qu'ils sont quadrupèdes et manipulent leur environnement à l'aide de leur long nez au lieu des membres antérieurs. Les pieuvres aussi sont très intelligentes, et pourtant plus différentes de nous qu'un E.T. hollywoodien.
Maintenant réfléchissez au fait que ces extraterrestres n'ont, normalement, pas d'ancêtres communs avec nous. Voyez ensuite toute la diversité du vivant sur Terre et réfléchissez au fait que tout ce qui vit ici a un ancêtre commun avec nous. Cherchez des photos de la faune abyssale, vous y trouverez des êtres qui ne ressemblent à rien de ce que vous connaissez et qui, pourtant, partage avec vous une part importante de votre patrimoine génétique.
Et si tu en voyais un?
Si l'on trouve sur une autre planète une forme de vie (ne serait-ce qu'une bactérie) qui, comme nous, est faite d'ADN, il n'y aurait qu'une conclusion logique : elle a un ancêtre commun avec nous. J'en déduirais, tout naturellement, que la vie n'est pas nécessairement apparue sur Terre et qu'elle a été disséminée dans le Cosmos via de microscopiques extrémophiles vivants à la surface de météores.
Si je croise un jour un petit bonhomme gris comme on en voit dans X-Files et dans la mythologie raélienne, il n'y aurait qu'une conclusion logique : il a un ancêtre commun – très récent! – avec nous. Si je le rencontre sur Terre, je ne me dirai même pas une seconde que cet être vient d'une autre planète (pourquoi le penserai-je?). Je me dirai que c'est une espèce rare d'hominidé qui a doit venir d'un endroit peu connu de nous (ce qui explique pourquoi on n'en voit pas dans les zoo) et où les conditions de vie sont très différentes (ce qui explique ses différences d'avec nous) donc, probablement, dans une grande caverne. Sinon, c'est peut-être tout simplement un humain ayant subi une mutation rare. Si cet être me parle et prétend venir d'une autre planète, soit il me ment, soit ses ancêtres sont des humains (d'une ancienne civilisation disparue qui avait la technologique du voyage spatial?) qui ont colonisés sa planète longtemps auparavant (et l'espèce a évoluée depuis, en fonction de ce nouvel environnement, ce qui explique ses différences phénotypiques d'avec nous).
Si je vois une lumière dans le ciel, il me semble plus logique que ce soit un phénomène atmosphérique ou astronomique plutôt qu'un vaisseau construit par des êtres intelligents venus d'une autre planète. Et pourtant, la plupart des gens sauteront sur cette deuxième conclusion. Même si l'objet aérien en question a vraiment l'allure d'un vaisseau, il est plus probable qu'il s'agisse d'une construction humaine qui n'a pas le pouvoir de quitter l'atmosphère. On en voit tous les jours dans les cieux (avions, sattellite, hélicoptère), tandis que les soucoupes volantes on en voit jamais. Si ce véhicule volant ne ressemble à rien de connu, je vais me dire que c'est simplement un modèle que je ne connais pas. L'artJe me suis demandé « Mais qu'est-ce que l'art? ». Pourquoi une toile est de l'art mais pas une roche ni un bac de recyclage?
Étymologiquement, «art» est de même racine que «artefact» et «artificiel». Par opposition à «naturel», ce qui est artificiel est ce qui est créé intentionnellement*. Donc, dans un sens large, tout ce que l'on fabrique sciemment – indépendamment de notre but précis – est de l'art. Mais dans un sens plus restreint, lorsque l'on parle d'une chose construite dans un dessein purement pratique sans considération esthétique, on est moins enclin à la qualifier d'«œuvre artistique». Il faudrait donc qu'on pense à la forme et pas seulement à la fonction pour qu'un objet puisse prétendre au statut d'œuvre d'art. Mais tout objet créé artificiellement comporte un peu d'art en lui (sauf s'il n'y aurait qu'une forme pouvant répondre à la fonction).
La définition que je propose de l'art, c'est toute chose créé artificiellement dans un but esthétique et/ou sémantique. Pour ce dernier aspect, c'est plus ambiguë vu que chacun peut interpréter différemment le message qu'il y a dans une œuvre. Moi j'ai plus de misère avec l'art abstrait. C'est pas grave qu'il y ait plusieurs sens possibles ou plusieurs interprétations possibles. Mais quand « chacun y voit ce qu'il veut » et qu'on ne peut pas deviner l'intention de l'auteur… ça revient au même que s'il n'avait pas eu d'intention, donc ce n'est plus quelque chose d'artistique.
Exemple : Mettons que j'ai deux toiles, A et B. La toile A est couverte d'une peinture abstraite qu'un artiste a faite. La toile B a été recouverte de peinture aléatoirement par des seaux qui sont accidentellement tombés ouverts à proximité sans que quiconque ne l'ait prémédité. Donc si l'écart entre les interprétations de la toile A est supérieur ou égal à ceux de la toile B, alors la toile A n'est pas plus de l'art que la toile B (qui ne l'est pas vu qu'elle a été faite «par la nature», c'est-à-dire sans intention, ni auteur). C'est comme si l'auteur de la toile A n'avait tellement pas réfléchi à son affaire et c'était tellement « laissé allé » que son œuvre pouvait être considéré comme le fruit du hasard. J'avoue que c'est probablement quelque chose qui n'arrive jamais, faudrait vraiment faire une étude sérieuse en comparant justement l'art abstrait à une «toile accidentelle» (le problème c'est que si l'on crée volontairement une telle toile, elle n'est plus accidentelle).
En résumé, pour moi l'art doit : 1. avoir une valeur esthétique (dans le sens de « pouvoir être agréable pour les sens ou pour l'esprit ») 2. avoir une valeur sémantique (donc avoir une ou plusieurs signification, comme un message codé) 3. être intentionnelle (donc être plus significative que tout produit de la nature)
–– *Certains diront que artificiel c'est « ce qui est fait par l'humain » et que le reste est naturel… cette définition sous-entendrait qu'un vaisseau spatial construit par des extraterrestres serait naturel, et qu'un excrément humain serait artificiel. On comprend donc qu'elle est inadéquate et qu'elle ne fait que renforcer la fictive opposition humain/nature. Liberté!J'en ai déjà parlé dans un blog précédent que j'ai effacé parce qu'il semblait trop hermétique. Ici j'y reviens en essayant d'être plus proche de celui qui me lira. Je veux juste dire que je trouve que la notion de « liberté » est trop sacralisée et que c'est ce culte de la liberté qui nous rend prisonnier, d'une certaine façon.
D'abord définissons la liberté. Être libre c'est « pouvoir faire ce que l'on veut ». Cela ne s'oppose donc pas au déterminisme qui, lui, est inévitable. Car tout ce qui arrive dans le présent découle nécessairement de ce qui est arrivé dans le passé. Le libre-arbitre (agir sans que quoique ce soit d'autre que nous-mêmes ne nous influence) est une fiction puisque toute chose dans l'univers est interdépendante d'avec d'autres. La liberté c'est juste un sentiment. On est libre quand on se sent libre. Personne n'est jamais complètement libre mais personne non plus n'est pas du tout libre. Il y a toujours des choses que l'on ne peut changer et d'autres sur lesquels on a un pouvoir.
La liberté à tout prixQuand je vois des films hollywoodiens (surtout de la science-fiction ou des films historiques) qui (en cachant à peine le parallèle avec la guerre de l'indépendance des États-Unis) nous présentent des héros qui préfèrent « mourir libres » plutôt que de vivre esclaves, je me dis « Eille réveille le cave, t'es pas libre t'es juste mort! ». Évidemment, si je pense à un esclave afro-américain qui préfère risquer de mourir plutôt que de continuer à travailler cent heures semaine dans un champ de coton, là je suis d'accord. Mais quand les colonies britanniques d'Amérique du Nord ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne juste pour acquérir leur souveraineté, mettons que je trouve ça exagéré. Tsé dans une guerre ya du monde qui meure. C'est comme si le Québec déclarait la guerre au Canada pour devenir un pays souverain. On va pas sacrifier des vies juste pour payer moins d'impôts. Dans ma tête à moi, même si ya quelqu'un qui se dit « au-dessus de toi », si sa présence ne t'empêche pas d'être libre [de faire ce que tu veux], alors t'as pas besoin de « t'émanciper » de lui. Si par contre il te nuit dans l'assouvissement de tes désirs, là par contre t'affranchir est légitime… mais pas à n'importe quel prix. Si le chemin de la libération est plus contraignant que de rester soumis à ton maître, alors demeure-lui fidèle ou cherche un autre moyen d'acquérir plus de pouvoir sur ta vie.
DémocratieAh la sacro-sainte démocratie. Moi, désolé, j'y crois pu. Quand tu sais que la majorité du monde vote n'importe quoi – soit ils votent au hasard, soit ils se basent sur des critères douteux (« Ah lui j'y aime la face… »), soit ils votent pour le même parti depuis des générations indépendamment de son évolution – je me dis que le pouvoir de l'élu devient aussi peu légitime que celui d'un roi. Par ailleurs, comme la démocratie est la « loi de la majorité », si je suis minoritaire je deviens automatiquement impuissant, opprimé, assujetti au tyran qu'est la majorité. Oui, le peuple est le mieux placé pour savoir où est son propre bien-être. Mais, s'il est trop inculte pour distinguer les chiens des loups, alors peut-être que quelqu'un d'autre devrait prendre la décision à sa place. Comme les parents prennent des décisions pour leurs enfants. La solution la plus parcimonieuse et la plus légitime serait, selon mon humble avis, de demander deux ou trois questions aux gens avant de les autoriser à entrer dans l'isoloir pour voter. Genre « Qui est le parti au pouvoir en ce moment? Qui est le chef du Parti X? Quel parti promet de baisser les impôts? ». Si la personne est pas capable de répondre… son vote n'aurait aucune valeur et ne ferait que nuire au vrai but de la démocratie : Élire celui qui va le mieux répondre aux besoins du peuple. Donc le suffrage universel sans condition c'est une aberration. C'est un paradis pour celui qui a de l'argent. Parce que quand les gens votent de manière irrationnelle, c'est toujours - comme par hasard! - celui qui a investit le plus d'argent dans sa campagne publicitaire qui est élu. « Ah si on empêche des gens de voter ont nuit à la démocratie et à la liberté. » Faux! Ce sont les « votes aléatoires » qui nuisent à la démocratie (puisque le résultat du vote n'est plus la volonté du peuple) et à la liberté. Supprimer ces votes c'est donc recouvrer notre liberté. Il est plus libre celui qui vit dans un pays où ses droits et sa sécurité sont respectés, que celui qui met une croix sur un petit bout de papier tous les quatre ans et se faire crosser en permanence.
La liberté n'est pas objective (C'est une partie plus philosophique... vous êtes pas obligés de la lire)
La liberté n'est pas un état objectif observable de l'extérieur. C'est un sentiment. On est libre quand on se sent libre. La liberté c'est lorsqu'il n'y a pas d'obstacle entre nos désirs et leurs assouvissements.
Imaginons deux moutons dans un immense enclos. Le premier commence à brouter l'herbe en allant en ligne droite, il finît par croiser la clôture et est contraint de changer de direction. Le deuxième fait un parcours sinueux et aléatoire qui ne lui fait jamais rencontrer la clôture, si bien qu'il ne se rend même pas compte qu'il est dans un enclos. Dans cette histoire, les deux moutons sont objectivement dans le même état, mais seul le deuxième était libre puisqu'il n'a pas rencontrer d'obstacle à ses désirs.
Ce qui ressort de cela c'est qu'il y a deux façon d'être libre : On peut soit trouver le moyen de combler ses désirs, soit trouver le moyen de réduire ses désirs. Il y a bien sûr des désirs qui demeurent "irréductibles". |
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