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    Conclusion

    Bon je pense que j'ai pas mal tout dit. Mon blogue est complet. Vous pouvez le lire si vous voulez, mais je vous avertis, ce n'est pas un blogue où je parle de ma vie, genre «Ah en me levant j'ai mangé deux toasts...», ni de mes états d'âmes, mettons «Ah je me demande si Rogère voudrait sortir avec moi...». Il s'agit d'un blogue sur lequel j'ai écrit mes opinions personnelles sur plusieurs sujets que je trouve relativement important. J'ai surtout fait le tour des sujets qui reviennent souvent sur les forums de discussion où je vais. Je prévois ne plus rien ajouter sur ce blogue, alors tout y est.

    En me relisant, je pense que la règle générale de ma pensée est « Rien n'est sacré, rien n'est tabou. » En d'autres mots, on peut tout remettre en question et utiliser la raison dans tous les domaines.

    Prenez note que le premier sujet sur ce blog (donc le dernier en bas) s'intitule «les croyants». Donc si ce n'est pas le dernier en bas de cette page, c'est parce qu'il y a une deuxième page. Ne la manquez pas! Je vous recommande de ne pas essayer de tout lire en ordre, mais de plutôt commencer par lire les titres de mes «articles», puis de lire les articles qui vous intéressent.

    J'attends maintenant vos commentaires pour ceux qui en auraient. Je vais vous répondre directement sur ce blogue donc ça pourrait même faire comme un mini forum de discussion.
     
    Bonne lecture!
     
    P.S. - N'oubliez pas de lire les commentaires des autres visiteurs, ainsi que mes réponses à leurs commentaires.

    Langue internationale

    J'ai écris précédemment sur ce blogue un article donnant mon opinion sur la langue écrite. J'y disais que, pour moi, la langue écrite devait être parfaitement moulée sur l'oral. Cela implique, nécessairement, que l'on emploie une langue écrite différente d'une région à l'autre car le dialecte québécois est bien différent du parisien.

    Si cette régionalisation de l'écrit réduit nécessairement la portée d'une langue, comment les différents peuples de la francophonie pourront-ils communiquer entre eux? me demandera-t-on. Eh bien, de la même façon qu'ils communiquent avec des peuples non-francophones : en utilisant une autre langue comme véhicule.

    L'anglais?

    Bien sûr que non. Je ne me vois pas utiliser l'anglais pour parler avec un Français de France. Déjà que je désapprouve sa position en tant que langue internationale.

    En effet, cette langue est pratiquement aussi compliquée que le français. Comme dans notre langue, il y a des lettres ou des séquences de lettres qui font un son différent selon le contexte. Par exemple, le « ght » qui se prononce parfois [f], tantôt [t] ou alors il est muet. Même chose avec les voyelles qui ont chacune un large éventail de prononciations possibles.

    Par ailleurs, même si l'anglais était la langue la plus simple du monde, il ne devrait pas être la langue internationale. Comme c'est la langue vernaculaire de plusieurs peuples, l'utiliser comme langue commune symbolise un clivage entre les anglophones et le reste du monde. En plus, vu que c'est une langue vivante, elle comporte plusieurs variantes régionales et est sujette à une évolution constante. La langue commune de l'humanité doit être fixe et homogène.

    Une langue artificielle?

    Je pense que la solution est d'instaurer une langue artificielle (c'est-à-dire, inventé de toute pièce et non pas le fruit de siècles d'usage) comme langue internationale officielle. Comme l'espéranto par exemple. Voici les avantages d'une telle solution :

    • Ce serait une langue culturellement neutre, donc son usage dans les contextes internationaux démontrerait l'égalité entre tous les peuples,
    • Ce serait une langue qui ne serait pas utilisée à l'oral dans la vie de tous les jours donc elle ne serait pas sujette aux changements,
    • Ce serait une langue conçue pour être facile à apprendre (il n'y aura aucune règle d'exception, les verbes seront tous réguliers, on évitera les homophones, on minimisera les flexions, les mots aux sens rapprochés auront une sonorité rapprochée, etc.) donc on ne pénaliserait pas ceux qui ont de la difficulté à maîtriser de nouveaux langages.

    Conclusion

    Donc pour faire le lien avec mon autre sujet sur la langue, je pense que chaque population devrait avoir sa propre langue vernaculaire dans laquelle l'écrit suivrait l'oral dans son évolution, en plus d'avoir une langue véhiculaire commune avec le reste de la Terre qui serait une langue artificielle obéissant à une grammaire très stricte mais très facile à apprendre.

    Sécession et nationalismes

    Je suis pour le fait que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays souverain. Je n'ai pourtant aucune conviction nationaliste.

    Prélude anti-nationaliste

    Pour moi le nationalisme n'est qu'un outil du gouvernement pour manipuler le peuple et créer l'illusion d'unité et de cohésion dans un groupe d'individus qui ne se connaissent pas. Sérieux, combien de gens je connais au Québec? Mettons que je connais 300 personnes, sur le 6 000 000 de Québecois ça fait quoi? 0,0005%? Donc 99,9995% de la population me sont totalement inconnus et on veut me faire croire que ce sont « mes frères » simplement parce qu'ils aiment le hockey et mangent de la tourtière? Non mais, prenez-moi pas pour un cave quand même…

    Sécession fonctionnelle

    Je pense que le gouvernement est un outil au service du peuple. Donc s'il ne nous sert pas bien, on est en droit de le congédier; comme on change de banque ou d'épicerie quand on considère qu'on y a du mauvais service. Le gouvernement fédéral nous coûte cher et nous apporte peu. Transférer ses rares juridictions vers le provincial et congédier le fédéral serait donc avantageux. Nous ne serions plus obligés de financer des postes sans fonction comme les gouverneures générales (retraité ou en poste), les lieutenants gouverneurs et les sénateurs.

    Sera-t-on souverain pour autant? Non. Le Québec sera souverain. L'individu demeurera assujetti à un État mais ce sera un gouvernement plus léger (donc moins coûteux) servant une population moins grande et moins dispersée. Donc je pense qu'il est à l'avantage de tous les habitants du Québec (sauf peut-être les fonctionnaires fédéraux, les sénateurs, etc.) de voter pour la séparation.

    Sur le plan international, ce serait également quelque chose de bénéfique pour l'individu. Comme chaque pays n'a qu'une voix aux Nations-Unies, diviser le Canada en deux donnerait une voix de plus dans les domaines où les citoyens canadiens sont actuellement d'accord (environnement, pacifisme, etc.) et permettrait d'être plus représentatif de la volonté du peuple dans les domaines où le Québec n'est pas d'accord avec la voix officielle du Canada. Idéalement, le Canada devrait décentraliser progressivement son pouvoir et passer de fédération à confédération pour devenir comme l'Union Européenne. Cela lui donnerait plus de voix à l'ONU (une par pays, comme pour l'Europe).

    En plus, la sécession serait la naissance d'un nouveau pays à l'époque moderne. Donc finit les lois passéistes. On pourra se doter d'une constitution reflétant les valeurs modernes (égalité des individus, liberté sexuelle, etc.). Et les traités contraignants ou abusifs que le Canada a contracté par le passé ne s'appliqueraient plus à nous.

    Conclusion anti-nationaliste

    Les arguments nationalistes et émotifs, qu'ils soient séparatistes (nationalisme québécois) ou fédéralistes (nationalisme canadien) n'ont aucune valeur rationnelle et tout être doué de raison ne devrait pas leur accorder la moindre attention.  Vous allez rester qui vous êtes si on se sépare, et les rocheuses ne changeront pas de place. On peut être attaché à son pays (c'est-à-dire, à la terre où l'on a vécu… donc moins de 0,01% du Québec sauf si t'as déménagé souvent) mais sentir que notre identité dépend de notre assujettissement à un gouvernement particulier indépendamment de comment il agit avec nous, c'est du pure conservatisme et une dépendance psychologique malsaine (comme une femme battue qui se laisse faire par amour pour son conjoint).