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    Les psychotropes

    Personnellement, je trouve étrange le fait que certaines drogues soient illégales et d'autres non. Surtout parce que l'illégalité des drogues n'a rien à voir avec leur toxicité; le tabac étant plus nocif que le pot.

    Il me semble abusivement paternaliste qu'un gouvernement prohibe la consommation de drogue. Les gens devraient être libres de faire leurs propres choix s'ils ne nuisent qu'à eux-mêmes. Si quelqu'un veut consommer de la cocaïne, tant pis pour lui. La loi, tant qu'à moi, n'est légitime que lorsqu'elle nous empêche de nuire aux autres. Un individu majeur est responsable de ses gestes et si ceux-ci lui sont nuisibles, il en paie déjà le prix par les conséquences.

    Je trouve par contre cons ceux qui veulent fumer dans les lieux publics et qui brandissent à leur cause la sacro-sainte liberté. Au cas où vous auriez pas compris, quand vous fumez vous faites de la boucane qui empoisonne les autres. « Ah mais les chars eux autres… » Lâchez-moi avec les chars! Ya bin moins de monde qui meurent à cause du smog que de gens qui meurent du tabagisme. Et pis, anyway, c'est pas parce que ya pire que toi que t'es mieux. Fumez chez vous si vous êtes propriétaires (pour les locataires qui veulent fumez chez eux, assurez-vous que votre bail vous le permette), à l'intérieur de votre maison, bien cachez là pour pas que je vous voye, pis arrêtez de me faire chier avec ça. Quand un cave dit « Ah mais là depuis la loi anti-tabac, non seulement les gens fument moins mais en plus ils boivent moins et jousent moins aux machines à sous donc c'est une mauvaise loi. » j'ai de la difficulté à croire ce que j'entends. Ok, donc non seulement cette loi est bénéfique contre le tabagisme mais elle l'est aussi contre l'alcool et le jeu... donc c'est un triple bien. Pourquoi ces gens chialent? Parce qu'ils sont propriétaires de bars et que c'est mauvais pour leurs affaires. Mais criss, si t'as choisis de t'enrichir à même la stupidité et la souffrance des autres, tu ne mérites aucune once de mon empathie si tu fais faillite.

    Il arrive parfois qu'une personne commette un crime sous l'influence d'une drogue (ex. : un conducteur ivre qui écrase quelqu'un). Dans cette situation, le drogué a nui à autrui, mais toute consommation de psychotrope n'amène pas nécessairement ce genre de résultat. Si les gens consomment de façon responsable, aucun incident ne se produira, c'est comme pour toute autre chose. Doit-on rendre les automobiles illégales parce que certaines gens conduisent de façon irresponsable? Il n'y a donc aucun motif valable pour l'État de prohiber ce genre de produit.

    C'est sûr par contre qu'on n'a pas à payer pour la stupidité des autres. Si quelqu'un a le cancer du poumon à cause d'un abus de cigarettes, l'État n'a pas à financer ses soins. Ce malade ne devrait pas non plus prendre une place dans un hôpital qui pourrait revenir à un autre malade non-responsable de son état.

    D'un point de vue économique, la légalisation serait très bénéfique. Imaginons que ce soit une société d'État qui distribue la drogue et que tous ses profits retourne au peuple (principalement, pour financer les désintoxications). Juste avec le nombre de touristes qui viendront chez nous pour se droguer… on va devenir riches.

    Personnellement, je n'ai jamais compris ce qui motivait les gens à prendre ce genre de substance. Mon but dans la vie étant de devenir de plus en plus intelligent*, je n'ai aucune raison de consommer. La drogue réduit nos facultés sensorielles, motrices et cognitives. Moi je veux les améliorer. J'ai jamais aimé les sensations fortes (je déteste les manèges, ça fait juste me donner mal au cœur) et la simple idée de perdre contrôle sur moi ou de devenir plus stupide – même si c'est juste temporairement – me répugne au plus au point. « Essaye au moins une fois. Au pire t'aime pas ça! » Non, au mieux j'aime pas ça, au pire j'aime ça et je deviens accro, le milieu serait d'aimer ça sans devenir accro (mais le simple fait d'aimer ça implantera en moi un désir de répéter cette expérience coûteuse financièrement et neuralement). Donc pourquoi essayerai-je une expérience dont le meilleur dénouement serait d'être désagréable? Juste pour l'essayer? Désolé, faire des expériences juste pour faire des expériences n'est pas non plus quelque chose qui m'attire, j'ai besoin d'un but. Je n'ai pas cette curiosité malsaine en moi. Ma curiosité recherchent les connaissances, pas les expériences.

    Ça serait bien que les gens puissent comprendre que, lorsqu'ils sont dans un party, ils peuvent relâcher leurs inhibitions sans avoir besoin d'exécuter le rite de consommation d'alcool pour avoir socialement le droit de se laisser aller. Je pense d'ailleurs que c'est la principale fonction de l'alcool : c'est un simple rite qui nous fait passer du mode "coincé" au mode "party". Son principal effet est psychosomatique, comme les gens dans les tribus traditionalistes qui faisaient semblant d'être possédés. Comme ça quand quelqu'un se laisse trop aller et dit ou fait des gestes socialement répréhensibles, il peut dire « Spâ d'ma faute, chtais saoul/possédé! ».

    Je soupçonne que si les gens en général ont si peu développés leur faculté à réfléchir, c'est parce qu'ils ont trop absorbé de drogues durant leur jeunesse ce qui a inhibé la croissance normale de leur cerveau. Une société sans drogue serait donc l'idéal. Mais, cher gouvernement, cela n'est pas en ton pouvoir. Tu peux choisir si la drogue est légale ou pas, mais pas si elle existe ou non. Si elle est illégale, elle est clandestine donc encore plus nuisible que si elle est légale et nationalisée. Penses à ça, gouvernement.

    *C'est bizarre parce que quand je dis « Mon but dans la vie est d'accroître mon intelligence » je passe pour un mégalomane ou un fucké, tandis que si je dis « Mon but dans la vie est de financer ma retraite » je suis normal et si je dis « Mon but dans la vie est de me faire le plus de fun possible » alors là je suis un grand sage aux yeux de tous. Ça fait pitié…

     

    Les histoires pour enfants

    J'informatise des livres à ma job donc j'en vois beaucoup passer. Mais ya quelque chose qui m'écoeure, ce sont les livres pour enfants. On dirait que juste parce que c'est des enfants on se dit « Bah, ils ont pas d'expérience donc on peut leur passer dla merde et y s'en rendront pas compte. »

    Première chose que j'aime pas là-dedans c'est le dénouement du récit. Des fois ça l'a vraiment pas de but. C'est comme une énumération d'événements, mais ya pas de punch, d'événement déclencheur, rien. C'est comme juste une introduction sans suite.

    Ensuite, je trouve que ya trop de fantastiques là-dedans. Il me semble que les jeunes enfants – vu qu'ils ne sont pas encore familiers avec la vraie vie – devraient plutôt lire des histoires réalistes. Le fantastique ne fait que leur donner de la confusion, ils ne savent plus ce qui se peut et ce qui ne se peut pas. Par ailleurs, comme le monde est encore mystérieux et inconnu pour eux, une histoire réaliste pourra les émerveiller autant qu'une fantastique émerveillera un adulte. Il suffit de la présenter sous le bon angle.

    Aussi, je trouve qu'on abuse mais vraiment trop des animaux dans les histoires pour enfants. Tsé c'est pas si pire dans Lion King vu que les animaux ont l'apparence d'animaux et que la chaîne alimentaire existe. Mais quand les animaux sont humanoïdes (pour une raison obscure, les femelles sont toujours plus humanoïdes que les mâles), qu'ils vivent dans des maisons, parlent entre eux de toutes sortes de choses souvent hors de portée de l'esprit d'une bête, s'accouplent indépendamment des espèces et ne se mangent pas entre eux… je me dis « Sti, pour que c'est faire qu'ils ont mis des animaux? Pourquoi pas juste mettre des humains? » En plus les animaux de ferme sont toujours super bien traités et super contents d'être là... Pourquoi ne pas mettre l'histoire d'une poule élevée en batterie à la place? Pis, comme pour le fantastique, je trouve qu'on a trop associé "animal" à "pour enfant". On peut faire des histoires pour adultes qui impliquent des animaux, (comme Les Fourmis par exemple) en autant que cela les mettent dans des scènes réalistes de leur vie.

    Finalement, je n'aime pas le fait de mentir à des enfants. Tsé si tu veux lui raconter l'histoire du Père Noël, c'est pas si pire. Mais que t'essaye d'abuser de sa naïveté et de sa confiance en toi pour lui faire croire que c'est vrai juste pour t'assurer qu'il soit bien sage, je trouve ça monstrueux personnellement. Si j'avais des enfants, j'aurais trop de respect pour eux pour leur faire croire des salades. « Ah mais faut qu'ils s'émerveillent. » Moi j'apprendrais à mes enfants à s'émerveiller des vraies choses de la vie : l'araignée qui tissent sa toile, le mouvement des planètes ou la complexité de notre organisme. Le faire s'émerveiller de choses grotesques et absurdes le rendra blasé de la vie à l'âge où il saura que toute cette bullshit est fausse.

     En bref, arrêtez de traiter vos enfants comme des sous-humains.

    Les méchants dans la science-fiction

    (Attention, ici je dévoile le punch de certaines œuvres)

    Dans les histoires de Science-Fiction je suis presque toujours du bord des méchants. Pourquoi?

    Dans les histoires de robots, par exemple. Les robots sont toujours présentés comme des êtres rationnels tandis que les humains sont mues par la tradition et l'intuition. Comment pourrai-je prendre les robots pour des méchants?

     

    I, Robot

    Par exemple, dans le film I, Robot le punch de la fin c'est que les robots voulaient dominer le monde pour empêcher les humains de se faire du mal. Donc dans leur plan tous les gouvernements et les polices du monde seraient remplacés par des robots incorruptibles programmés pour désirer le bien de chaque humain. Bien sûr durant la « transition » quelques humains devaient mourir, mais cela épargnera nombre de vie à long terme (tous ceux qui seront morts de crimes, de guerres, de pollutions, etc.).

    Alors que font les cons d'humains dans le film (supposément, les gentils)? Ils empêchent les robots d'agir parce que « leur plan manque de cœur ». Donc à cause de ça les crimes, la guerre, la pollution et les gouvernements corrompus vont continuer d'exister…

     

    The Matrix

    Dans les films The Matrix, c'est pire. Les robots ont enfermés les humains dans un monde virtuel pour qu'ils leurs servent de source d'énergie. Les humains dans le monde virtuel n'en sont pas conscient, ils croient être dans la réalité. Des humains cons (soi-disant, les gentils) veulent « libérer » du monde alors au lieu de vivre heureux dans ce monde virtuel, ils se retrouvent dans une caverne à manger de la gelée d'acides aminés et à faire la guerre contre des robots beaucoup plus puissants qu'eux.

    Ici c'est le concept de « liberté » qui est invoqué. Pour eux « être libre » n'est pas – comme le sens commun le voudrait – « agir selon ses désirs » mais plutôt la définition des philosophes, c'est-à-dire  « agir sans que rien n'influence notre action » ce qui est bien sûr impossible. Les gens dans la matrice étaient libre parce qu'ils étaient inconscient de leur étant de « prisonnier » et qu'ils pouvaient faire tout ce que bon leur semblait (du moins, autant que nous).

    En plus, les robots démontrent leur gentillesse car la première réalité virtuelle dans laquelle ils ont enfermées les humains étaient édénique, c'était la paix dans le monde et tout le monde s'aimait. Les robots ont ensuite créée cette nouvelle réalité virtuelle, en s'inspirant de notre époque, car sinon les humains se suicidaient et ça nuisait à leur récoltent.

     

    StarCraft

    Dans le jeu vidéo StarCraft, il y a trois races : les terrans (des humains), les protoss (des humanoïdes aux pouvoirs télépathiques) et les zergs (des monstres). Les protoss sont dépeint comme "le bien", les zergs comme "le mal" et les humains comme "ceux qui doivent choisir entre le bien et le mal". Bon, mais dans les faits, qu'est-ce que les zergs ont de méchants?

    Comme nous, ces monstres modifient considérablement leur milieu à leur avantage et sans se soucier des autres espèces, donc on est égal là-dessus. Sauf que nous on le modifie en causant notre propre disparition à long terme. Tandis que les zergs créent un écosystème parfaitement équilibrée, dépourvus de morts (les seuls zergs doués d'un cerveau conscient – les cerebrates et l'overmind – sont immortels) et de souffrances (il n'y a pas de prédation, les zergs se nourrissent de cristaux et de gaz naturel), en plus de conserver une forte biodiversité (les zergs incorporent à leur espèce les espèces qu'ils rencontrent, au lieu de les détruire comme nous le faisons).

    Les humains et les protoss (l'autre race fictionnelle de ce jeu) envoient des membres de leur espèce mourir au combat (bien que les protoss aient quelques robots téléguidés). Tandis que les zergs n'envoient mourir que des créatures acéphales contrôlées à distance par télépathie (elles sont comme l'extension du corps des cerebrates).

    Pourquoi les voit-on comme les méchants?

    1. Parce qu'ils sont pour nous physiquement répugnants. Les Protoss, eux, nous ressemblent donc sont nécessairement gentils…
    2. Parce qu'ils sont contre l'humain. Et c'est surtout ça le point. On considère le bien et le mal en fonction de l'humain. Les Terrans sont les gentils juste parce qu'ils sont de la même espèce que nous. On devrait plutôt mesurer la moralité d'une espèce par rapport à elle-même et par rapport à toutes les autres espèces en général (pas juste l'humain).

    Chez les Zergs, seuls l'Overmind, ses cerebrates et Kerrigan sont pourvu d'une « conscience ». Quelles relations entretiennent-ils entre eux? L'Overmind aime tellement ses cerebrates qu'ils les ressuscitent s'ils meurent au lieu de simplement en créer de nouveaux. Les cerebrates coopèrent entre eux, la preuve Daggoth nous prête ses Hunters Killers. Kerrigan n'est pas une Zerg native et pourtant l'Overmind traite très bien sa fille adoptive et se plie à tous ses caprices (ce qui causera la mort de Zasz). Les Protoss sont hiérarchisés en castes tandis que les cerebrates naissent tous égaux.

    Au début du jeu, les Zergs sont la seule race qui n'a pas de conflit interne ce qui n'est pas le cas des Terrans (Confederates vs Sons of Korhal) et des Protoss (Conclave vs Dark Templars). Les conflits intra-Swarm surviennent seulement lorsque l'Overmind meurt. Et encore là, les cerebrates semblent alors tous demeurer unis derrière leur frère aîné Daggoth. Le seul cerebrate qui fait de la chicane c'est celui que Kerrigan contrôle (le joueur). Donc les conflits chez les Zergs ne sont causés que par Kerrigan qui n'est pas une Zerg native!

    Maintenant, dans leurs rapports avec les autres races. Bon, l'Overmind ne veut que le bien de son espèce c'est pourquoi il veut accroître la biodiversité des Zergs et leur expansion dans la galaxie. Kerrigan, elle, ne veut que le pouvoir. Elle va prendre plaisir à trahir ses alliés non-zergs et à les tuer.

    En résumé : Les trois races comportent du bien et du mal, mais tout le mal au sein de la race zerg émane de Kerrigan qui est en réalité une humaine.

     

    Finalement pourquoi suis-je du bord des « méchants »? (Ouais je constate que je me suis étendu un peu trop en parlant de StarCraft… C'est poche pour ceux qui connaissent pas ce jeu-là.) D'abord parce que je n'ai pas de préjugés positifs envers mon espèce. Ensuite parce que j'ai une définition de la liberté qui est moins… « magique » que celle du commun de mortel. Et, finalement, parce que je suis rationnel et que j'utilise une éthique utilitariste, ce qui est démonisé dans la science-fiction, via les robots.

    Cellules souches

    Je trouve ça vraiment cave que ce soit illégal d'utiliser les cellules souches en médecine. Cette technologie nous permettrait de remplacer la greffe d'organe d'un donneur (qui nécessite l'absorption d'immuno-suppresseur donc rend la personne excessivement vulnérable aux maladies) et de régénérer des neurones (donc de guérir les aveugles ou les paralysés en reconnectant leurs nerfs sectionnés).

    Cela nécessite de sacrifier un embryon clone du patient, mais celui-ci est au tout début de son développement (il ne porte pas encore le statut d'embryon). Il n'est alors qu'un amas de cellules indifférenciées qui n'a même pas l'aspect anthropomorphe. S'il serait plus vieux, ses cellules se seraient spécialisées (pour devenir des cellules de peau, de foie, des neurones) donc elles ne seraient plus des cellules souches. Les cellules auraient des droits? Si je m'arrache deux trois cellules de peau, je commets donc un crime envers la vie? Quand tu écrases un mouche, tu tues un être sensible programmé pour désirer survivre. Quand tu avortes après trois jours de grossesse, tu ne tue rien, aucun cerveau, aucune sensorialité, aucun désir de survie.

    Pourquoi c'est illégal? À cause de la pression des intégristes religieux et de la mauvaise connaissance qu'ont les gens de cette pratique. Actuellement, il est légal d'avorter un fœtus assez âgé pour être « doué de conscience » (c'est-à-dire possédant un cerveau actif) si la mère n'en veut plus, mais il est illégal d'avorter un amas de cellules indifférenciées pour guérir un aveugle quadraplégique à qui il manque un rein. N'est-ce pas contradictoire? En fait, les intégristes anti cellules souches sont des « pro-vies » donc des gens qui sont contre toute forme d'avortement. Ils ont gagné leur cause dans le domaine des cellules souches mais pas dans celui de l'avortement d'où ce paradoxe.

    Là juste pour satisfaire les demandes de ces intégristes (ou des incultes qu'ils influencent), les scientifiques sont obligé de faire toute sorte de détours pour obtenir des cellules souches sans avoir à cloner puis à avorter. Perte de temps, surtout pour ceux dont la vie est en jeu.

    D'autres reprochent à cette méthode le fait que cela « utilise » l'humain. Sti, je suis tanné de cette sacralisation de l'humain. Nos corps sont mécaniques, ils peuvent être réparés. Acceptons-le et on sauvera des vies!