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La discriminationC'est une chose que je ne supporte pas. Qu'elle soit positive, négative, envers un sexe, une "race", une orientation sexuelle ou une espèce... pour moi c'est un manque flagrant d'intelligence. C'est une «paresse intellectuelle» (notre fâcheuse habitude de faire des catégories parce que c'est plus facile que d'apprendre à connaître l'individu) qui cause un préjudice à autrui. Je m'oppose à la discrimination arbitraire. C'est-à-dire le fait de présupposer qu'une chose (ou une personne) correspond à certains attributs (pouvant influer sur sa valeur ou sur ses droits), en fonction de son appartenance à un groupe (les groupes étant – de toute façon – des catégories totalement subjectives qu'on s'invente pour simplifier la réalité qui nous entoure et donc l'appréhender en faisant moins d'effort mental) alors que cet attribut n'est pas ce qui définit le groupe (ce qui ferait de ce raisonnement une tautologie, par exemple : « Les Noirs sont plus foncés que les Blancs. ») ni un trait inhérent à l'attribut qui définit le groupe (ce qui en ferait un raisonnement logique, par exemple : « Les Noirs pognent moins de coup de soleil que les Blancs. »). Aussitôt qu'on agit comme si ces groupes abstraits existaient pour le vrai et qu'on veut les traiter comme des personnes, on fait de la discrimination. Ce peut être soit en favorisant un groupe simplement parce qu'on lui appartient, soit en discriminant un groupe simplement parce qu'on haït l'un de ses membres, soit en considérant ces groupes comme des personnes et en essayant de les rendre égaux (cette égalité entre les groupes est nuisibles à l'égalité entre individus). La discrimination raciale je trouve ça absurde. D'abord parce que chacun a sa propre façon de découper les races et que celle-ci est toujours arbitraire (en choisissant des traits arbitraires et en y mettant des balises arbitraires). Ensuite parce que les raisons pour lesquels les gens discriminent ces groupes qu'ils s'inventent sont toujours grotestque. «Je me suis fais attaquer par un Noir donc j'ai le droit d'être raciste envers les Noirs!» Bien sûr. Et si tu t'étais fait attaquer par un Blanc serais-tu devenu raciste envers les Blancs? Les jokes de blondes je trouve ça tellement ridicule. Parce que ce n'est pas comme si c'était un préjugé remontant à des siècles - comme le racisme ou l'homophobie -, c'est quelque chose de tout récent. Quelqu'un a inventé ça tout seul chez eux dans son sous-sol il y a dix ans. Et, malgré tout, des gens semblent croire vraiment à l'infériorité intellectuelle des femmes aux cheveux blonds comme si c'était quelque chose de scientifiquement prouvé. Tss. Je déteste le concept de parité des sexes (engager autant d'hommes que de femmes). C'est des antisexistes qui font du sexisme sans s'en rendre compte. Admettons qu'un employeur ait 100 postes à combler et qu'il soit contraint de choisir 50 hommes et 50 femmes. Supposons que pour les 100 postes, il y avait 200 candidats tous aussi valables, et que sur ces 200 on comptait 150 hommes et 50 femmes. On constate donc que les hommes candidats avaient une chance sur trois d'être engagés tandis que les femmes candidates étaient certaines d'être embauchées. Ainsi, uniquement en fonction du critère « sexe » un individu pouvait tripler ses chances d'embauches. On appelle cela du sexisme, de la discrimination. C'est inacceptable. Après ça va être quoi? La parité des races ou des orientations sexuelles? Des groupes sanguins et des signes astrologiques? Ridicule... Je m'oppose aussi à l'homophobie. Je pense qu'une société progressiste se doit d'accepter toutes les préférences sexuelles de sa population (à l'exception de celles qui implique une souffrance pour autrui, comme le viol par exemple). Que ce soit sur l'apparence du partenaire, sur leur nombre ou sur l'acte que l'on désir faire avec lui, tout cela doit être laissé à la liberté des individus sans être contraint par la loi, les normes sociales et sans subir la haine ou l'humiliation. J'ai beaucoup de difficultés à saisir ce qui motive ce genre de discrimination étant donné que la sexualité est un acte commis en privé, donc qui n'affecte pas ceux qui n'y participent pas. Les homophobes sont, très certainement, des homosexuels inavoués. Je trouve que le concept de fierté gay est discriminatoire. Il donne une image clichée et généralisantes des homosexuels. Je suis sûr que beaucoup restent dans le garde-robe parce qu'ils ne veulent pas être associés à cette caricature extravagante. Et, que certains homophobes ne s'opposent pas à la relation homosexuelle mais plutôt à cette "mode gay". La discrimination envers les animaux, aussi appelée spécisme, c'est aussi quelque chose qui m'écoeure. Je ne comprends pas quand quelqu'un fait souffrir un animal en disant «C'est juste un animal!». C'est une phrase dont je ne comprends pas le sens... Cela veut-il sous-entendre qu'un animal est quelque chose "de moins" qu'un humain? Qu'il ne dispose pas du système nerveux nécessaire pour ressentir la douleur (va étudier la biologie...)? Qu'il n'a pas d'âme (prouve-moi que toi tu en as une et on en reparlera...)? Je trouve merveilleuse la citation de Bentham (le maître de John Stuart Mill, pour ceux qui connaissent les philosophes) qui dit : « [On a] déjà réalisé que la peau foncée n'est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d'un persécuteur. Peut-être finira-t-[on] par s'apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l'extrémité de l'os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d'abandonner une créature sensible au même sort. La question n'est pas : "peuvent-ils raisonner?" ni "peuvent-ils parler?" Mais "peuvent-ils souffrir?"» Bref, on doit se départir de notre fâcheuse habitude de tout classer en catégories. Pour savoir si un individu mérite des droits ou non, et quels droit il mérite, on doit se pencher sur ses attributs personnels au lieu de l'associer à un groupe. Notre langueJe suis fru quand quelqu'un dit « Les Québécois parlent mal… on devrait parler comme les Français [parisien], eux parlent bien. » Les Parisiens parlent bien parce que l'on définit le « bon français » en se basant sur la manière dont ils parlent. Donc peu importe les mots qu'ils choisiront d'incorporer à leur lexique, ce sera toujours ça le bon français. Si un anglophone me dit « Hi » au lieu de « Bonjour », est-ce que tu vas dire qu'il parle mal français? Non, tu vas dire qu'il parle anglais, tout simplement. C'est la même chose. Chaque dialecte du français a sa propre logique qui n'est ni plus mauvaise ni moins cohérente que celle du français standard normatif international parisien. On a récemment fait passer des tests de français à des étudiants universitaires en enseignement. Il s'est avéré que le trois quart de ces personnes ont échoué ledit test. Cette piètre performance dans la langue écrite semble généralisée – et bien pire – dans le reste de la population. Il est pratiquement impossible de trouver un document en français de plus d'une page qui ne contienne aucune faute. Les solutions proposées pour régler cette gênante situation sont généralement d'imposer encore plus de cours de français aux élèves du primaire et du secondaire. Toutefois, cette mesure à laquelle on a souvent eu recours ne semble pas avoir eu d'impact réel jusqu'à présent. Nous devrions nous attaquer plutôt à la source du problème. Elle ne réside pas dans la paresse des étudiants ni dans une lacune au niveau du système scolaire. Le problème se situe plutôt dans la structure même de notre langue. En effet, le français écrit est bien loin du français oral. Tant au niveau de la syntaxe que du lexique, de l'orthographe et de la grammaire. Pas étonnant que les jeunes aient tant de difficultés à apprendre à écrire, on leur enseigne au fond une langue qui n'est pas la leur. Il n'est pas normal que l'on passe onze ans de notre vie à apprendre notre soi-disant langue maternelle et que l'on fasse encore des fautes. Il faudrait cesser de sacraliser la langue écrite. Elle ne nous a pas été dictée au début des temps par une divinité quelconque, elle fut inventée un jour par un humain dans un tout autre contexte. À une époque où la langue orale différait de la nôtre, où les grammaires les plus compliquées étaient les plus prestigieuses et où les scribes et copistes étaient payés au caractère. La langue est – comme tout phénomène social – dynamique. Le purisme (conservatisme) linguistique est une croisade vaine. La langue orale va continuer de se transformer et l'écrit devra la suivre un jour ou l'autre s'il veut demeurer utilisable. Faisons une enquête historique. Dans l'Antiquité, les Romains parlaient latin mais écrivaient en grec car ils disaient qu'ils parlaient mal. Au Moyen Âge, les Français parlaient français mais écrivaient en latin et disaient qu'ils parlaient mal. Aujourd'hui, les Québécois parlent québécois mais écrivent en français et disent qu'ils parlent mal. L'histoire se répète. Devinez la suite… La langue écrite est tout simplement inadaptées à la langue orale et comporte nombre d'exceptions qui n'ont aucune logique et qui sont difficiles à assimiler puisqu'elles n'ont pas d'incidence sur l'oral. Il ne faut pas voir une simplification de la langue écrite comme un nivellement vers le bas puisque l'actuelle complexité de la langue écrite ne nous apporte rien. Ce n'est pas une richesse. Elle n'est pas nuisible qu'au « bas » mais à tous ceux qui apprennent et utilisent cette langue. Nous faisons tous des fautes et nous avons tous dû apprendre le français. Bref, si nous voulons éviter que la génération suivante ne gaspille son temps, comme nous l'avons fait, à apprendre une langue qu'elle ne maîtrisera jamais parfaitement, nous devons songer à réformer l'écrit. Les croyantsL'athéisme me semble quelque chose d'essentiel dans l'émancipation intellectuelle d'un individu. C'est la première étape de toute morale. Un être qui s'en remet aux préceptes d'une religion pour conduire sa vie est moralement injugeable. Même si ses actions peuvent être nocives, lui-même est inconscient de ce qu'il fait (notez que cela s'applique à la religion mais aussi à tout autre forme de tradition morale). C'est la même chose qu'un animal qui agit par instinct : il suit un "programme" sans le remettre en question. Il est donc amoral. Comme un chat qui torture un souris au lieu de lui offrir une mort rapide. Je suis opposé à toute forme de religion. Pour moi un humain n'est pas totalement humain tant qu'il s'accroche à des croyances irrationnelles. Il demeure un enfant psychologiquement, il n'atteint jamais son potentiel d'adulte. C'est comme un animal non-doué de raison. Je ne méprise pas les croyants... sache-le, je les respecte et c'est pour ça que j'essaye souvent de les comprendre en dialoguant avec eux. Souvent ils se referment me voyant comme une "influence démoniaque" parce que, par mes paroles, je les force à se remettre en question. Mais d'autres fois ils sont plus ouverts. En fait t'as deux sortes de croyants :
La plupart des croyants ne s'en rendent pas compte mais leur foi est fondamentalement égoïste. Premièrement, parce qu'ils pensent que leur religion est vraie simplement parce que c'est celle dans laquelle ils sont nés (et que c'est leur interprétation personnelle de la religion qui est la bonne). Deuxièmement, parce que leur dieu semble les favoriser eux. « J'avais besoin d'un 25¢ pour téléphoner et – pouf! – j'en ai trouvé un par terre donc Dieu existe. » Bien sûr. Dieu devait se demander « Bon alors je règle le conflit au Darfour ou j'envoie un 25¢ à ce no-where? » Pendant que ton bien-aimé seigneur te faisait vivre une coïncidence anodine, il laissait des gens mourir de famine, de tsunami ou d'un tireur fou… Je n'ai rien contre les croyants, ce sont les charlatans qui m'écoeurent. Ceux qui véhiculent ces croyances pour abuser des autres. Comment savoir que ce sont des charlatans et pas tout simplement des gens peu instruits qui croient honnêtement les mensonges qu'ils véhiculent? C'est bien simple : c'est dans la forme de leur argumentations. En effet, les charlatans utilisent des raisonnements fallacieux, des sophismes et font preuve d'une grande malhonnêteté intellectuelle de sorte que l'on ne peut douter que ces arguments ne les convaincraient pas eux-mêmes. Le plus souvent ils vont « faire une pirouette » en évitant une question via une immense digression ayant pour but de nous faire oublier la question principale.Il y a deux sortes de charlatans :
Asteur yen a qui sont plus subtils. Le mot "Dieu" étant trop connoté religieux, ils vont le substituer par des euphémismes. Ils vont se déclarer "croyants" mais ne voudront pas dire en quoi ils croient. « L'important c'est de croire en quelque chose. » Bin oui. Dans ta phrase ça veut dire quoi "croire" et "quelque chose"? Si je crois en l'existence de la brocheuse qui est devant moi, alors je suis moi aussi un croyant? En tout cas, croyez à toutes les conneries que vous voulez, ça ne me dérange pas. En autant que vous ne veniez pas me dire des affaires comme «Un jour tu croiras...». Sti! Si je te dis qu'un jour tu auras l'alzheimer ou une lobotomie, est-ce que ça va t'enchanter? Non. Bin pour moi c'est la même chose. Personne n'aime se faire dire qu'un jour son intelligence va diminuer. |
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