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Mon enclave de sagesseBienvenue chez l'homme le plus plate qu'il y ait au monde!
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ConclusionBon je pense que j'ai pas mal tout dit. Mon blogue est complet. Vous pouvez le lire si vous voulez, mais je vous avertis, ce n'est pas un blogue où je parle de ma vie, genre «Ah en me levant j'ai mangé deux toasts...», ni de mes états d'âmes, mettons «Ah je me demande si Rogère voudrait sortir avec moi...». Il s'agit d'un blogue sur lequel j'ai écrit mes opinions personnelles sur plusieurs sujets que je trouve relativement important. J'ai surtout fait le tour des sujets qui reviennent souvent sur les forums de discussion où je vais. Je prévois ne plus rien ajouter sur ce blogue, alors tout y est. En me relisant, je pense que la règle générale de ma pensée est « Rien n'est sacré, rien n'est tabou. » En d'autres mots, on peut tout remettre en question et utiliser la raison dans tous les domaines. Prenez note que le premier sujet sur ce blog (donc le dernier en bas) s'intitule «les croyants». Donc si ce n'est pas le dernier en bas de cette page, c'est parce qu'il y a une deuxième page. Ne la manquez pas! Je vous recommande de ne pas essayer de tout lire en ordre, mais de plutôt commencer par lire les titres de mes «articles», puis de lire les articles qui vous intéressent. J'attends maintenant vos commentaires pour ceux qui en auraient. Je vais vous répondre directement sur ce blogue donc ça pourrait même faire comme un mini forum de discussion.
Bonne lecture!
P.S. - N'oubliez pas de lire les commentaires des autres visiteurs, ainsi que mes réponses à leurs commentaires. Langue internationaleJ'ai écris précédemment sur ce blogue un article donnant mon opinion sur la langue écrite. J'y disais que, pour moi, la langue écrite devait être parfaitement moulée sur l'oral. Cela implique, nécessairement, que l'on emploie une langue écrite différente d'une région à l'autre car le dialecte québécois est bien différent du parisien. Si cette régionalisation de l'écrit réduit nécessairement la portée d'une langue, comment les différents peuples de la francophonie pourront-ils communiquer entre eux? me demandera-t-on. Eh bien, de la même façon qu'ils communiquent avec des peuples non-francophones : en utilisant une autre langue comme véhicule. L'anglais?Bien sûr que non. Je ne me vois pas utiliser l'anglais pour parler avec un Français de France. Déjà que je désapprouve sa position en tant que langue internationale. En effet, cette langue est pratiquement aussi compliquée que le français. Comme dans notre langue, il y a des lettres ou des séquences de lettres qui font un son différent selon le contexte. Par exemple, le « ght » qui se prononce parfois [f], tantôt [t] ou alors il est muet. Même chose avec les voyelles qui ont chacune un large éventail de prononciations possibles. Par ailleurs, même si l'anglais était la langue la plus simple du monde, il ne devrait pas être la langue internationale. Comme c'est la langue vernaculaire de plusieurs peuples, l'utiliser comme langue commune symbolise un clivage entre les anglophones et le reste du monde. En plus, vu que c'est une langue vivante, elle comporte plusieurs variantes régionales et est sujette à une évolution constante. La langue commune de l'humanité doit être fixe et homogène. Une langue artificielle?Je pense que la solution est d'instaurer une langue artificielle (c'est-à-dire, inventé de toute pièce et non pas le fruit de siècles d'usage) comme langue internationale officielle. Comme l'espéranto par exemple. Voici les avantages d'une telle solution :
ConclusionDonc pour faire le lien avec mon autre sujet sur la langue, je pense que chaque population devrait avoir sa propre langue vernaculaire dans laquelle l'écrit suivrait l'oral dans son évolution, en plus d'avoir une langue véhiculaire commune avec le reste de la Terre qui serait une langue artificielle obéissant à une grammaire très stricte mais très facile à apprendre.Sécession et nationalismesJe suis pour le fait que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays souverain. Je n'ai pourtant aucune conviction nationaliste. Prélude anti-nationalistePour moi le nationalisme n'est qu'un outil du gouvernement pour manipuler le peuple et créer l'illusion d'unité et de cohésion dans un groupe d'individus qui ne se connaissent pas. Sérieux, combien de gens je connais au Québec? Mettons que je connais 300 personnes, sur le 6 000 000 de Québecois ça fait quoi? 0,0005%? Donc 99,9995% de la population me sont totalement inconnus et on veut me faire croire que ce sont « mes frères » simplement parce qu'ils aiment le hockey et mangent de la tourtière? Non mais, prenez-moi pas pour un cave quand même… Sécession fonctionnelleJe pense que le gouvernement est un outil au service du peuple. Donc s'il ne nous sert pas bien, on est en droit de le congédier; comme on change de banque ou d'épicerie quand on considère qu'on y a du mauvais service. Le gouvernement fédéral nous coûte cher et nous apporte peu. Transférer ses rares juridictions vers le provincial et congédier le fédéral serait donc avantageux. Nous ne serions plus obligés de financer des postes sans fonction comme les gouverneures générales (retraité ou en poste), les lieutenants gouverneurs et les sénateurs. Sera-t-on souverain pour autant? Non. Le Québec sera souverain. L'individu demeurera assujetti à un État mais ce sera un gouvernement plus léger (donc moins coûteux) servant une population moins grande et moins dispersée. Donc je pense qu'il est à l'avantage de tous les habitants du Québec (sauf peut-être les fonctionnaires fédéraux, les sénateurs, etc.) de voter pour la séparation. Sur le plan international, ce serait également quelque chose de bénéfique pour l'individu. Comme chaque pays n'a qu'une voix aux Nations-Unies, diviser le Canada en deux donnerait une voix de plus dans les domaines où les citoyens canadiens sont actuellement d'accord (environnement, pacifisme, etc.) et permettrait d'être plus représentatif de la volonté du peuple dans les domaines où le Québec n'est pas d'accord avec la voix officielle du Canada. Idéalement, le Canada devrait décentraliser progressivement son pouvoir et passer de fédération à confédération pour devenir comme l'Union Européenne. Cela lui donnerait plus de voix à l'ONU (une par pays, comme pour l'Europe). En plus, la sécession serait la naissance d'un nouveau pays à l'époque moderne. Donc finit les lois passéistes. On pourra se doter d'une constitution reflétant les valeurs modernes (égalité des individus, liberté sexuelle, etc.). Et les traités contraignants ou abusifs que le Canada a contracté par le passé ne s'appliqueraient plus à nous. Conclusion anti-nationalisteLes arguments nationalistes et émotifs, qu'ils soient séparatistes (nationalisme québécois) ou fédéralistes (nationalisme canadien) n'ont aucune valeur rationnelle et tout être doué de raison ne devrait pas leur accorder la moindre attention. Vous allez rester qui vous êtes si on se sépare, et les rocheuses ne changeront pas de place. On peut être attaché à son pays (c'est-à-dire, à la terre où l'on a vécu… donc moins de 0,01% du Québec sauf si t'as déménagé souvent) mais sentir que notre identité dépend de notre assujettissement à un gouvernement particulier indépendamment de comment il agit avec nous, c'est du pure conservatisme et une dépendance psychologique malsaine (comme une femme battue qui se laisse faire par amour pour son conjoint). EntreprisesJe considère qu'il y a une lacune dans la structure même des compagnies. Le problème est systémique puisqu'en suivant sa vocation naturelle (la quête du profit) une compagnie entrera nécessairement dans une relation conflictuelle avec d'autres instances dont :
– ses clients
– ses employés
– ses fournisseurs
Contre ces trois entités, elle essaiera d'en obtenir le plus possible d'eux en leur donnant le moins possible, et ils feront de même avec elle. Cette forme de marchandage est malsaine pour les deux parties puisque le fruit du travail se dégrade à mesure que la relation progresse. Imaginons une compagnie comportant deux personnes : un commis payé au salaire minimum et un propriétaire qui n'a jamais besoin de mettre les pieds dans son commerce. Un fort achalandage de clients est quelque chose de positif pour le propriétaire (ça augmente ses profits sans lui demander plus d'effort) et de négatif pour le commis (ça augmente sa charge de travail sans augmenter son salaire). L'intérêt des parties est clairement antagoniste. Cela nuira à l'entreprise puisque le commis fera tout ce qu'il peut faire (sans dépasser la limite qui lui ferait perdre son emploi) pour réduire le nombre de clients.
La compagnie entrera elle-même en compétition avec les autres compagnies, voilà un autre rapport conflictuel. Normalement, la rivalité entre les entités d'un même niveau les pousse à s'améliorer dans leur rôle, mais cela se fait sans considération pour tout autre chose. Par exemple, si plusieurs individus sont en compétition pour être employé, ils devront devenir de plus en plus meilleurs dans cette tâche pour conserver leur poste, mais cela aux dépens de leur vie en dehors du travail ou de leurs besoins humains.
Même chose pour les compagnies, elles ont intérêt à être de plus en plus tyranniques envers leurs employés, de plus en plus chiches avec leurs fournisseurs et de considérer de moins en moins toute autre chose (environnement, travailleur du Tiers-Monde, animaux, etc.) si elles veulent continuer d'exister. Une entreprise qui déciderait d'être fine avec ses producteurs tiers-mondiaux sera obligée de hausser ses prix ce qui lui fera perdre son marché devant ses compétiteurs plus maléfiques qui vendent moins chers (sauf si ce rehaussement de son image est suffisant pour que les consommateurs soient prêts à payer plus cher).
Finalement, l'entreprise a également une relation conflictuelle avec le gouvernement. Ce dernier, en effet, pour s'assurer d'avoir des votes aux prochaines élections, doit imposer à la compagnie des limites afin que les principes que j'ai énoncés plus haut de la rendent pas trop nuisible. Le gouvernement essaiera également de s'approprier une part des revenus de la compagnie, qui elle essaiera de trouver des moyens d'éviter ces taxes et ces impôts.
Coopératives Mon opinion est que les entreprises éviteraient tous ces pièges si elles étaient des coopératives et non des compagnies. Il faudrait, en plus, que les employés, les fournisseurs et les clients soient tous les trois des membres (donc copropriétaires) de la coopérative en question.
De cette façon, ce serait bénéfique pour les autres :
– Les intérêts réels du client seraient pris en considération,
– On n'imposerait plus aux employés des conditions de travail inutilement contraignantes,
– On paierait le fournisseur pour la qualité de sa marchandise sans essayer de l'escroquer.
Mais aussi, le fait de donner une ristourne à tous ces gens serait bénéfique pour l'entreprise elle-même :
– Si elle a des compétiteurs, les clients la choisiraient quand même, pour le simple fait qu'elle leur appartient,
– Les employés feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour que l'entreprise roule bien,
– Les fournisseurs feraient de bons prix.
Dans ces conditions, il ne serait plus nécessaire qu'il y ait plusieurs entreprises rivales pour que ces dernières se préoccupent des intérêts du consommateur. Il serait même bénéfique que la coopérative en question ait le monopole de son marché. Ainsi, elle pourrait avoir à cœur autre chose que son propre profit (environnement, humanitarisme, etc.) car sa rivalité avec les autres ne la poussera pas à baisser ses prix à tout prix. MortOn peut dire que les anciens avaient une excuse lorsqu'ils se sont inventés des dieux pour expliquer les phénomènes naturels. Ils ne pouvaient expliquer ces choses qui les dépassaient. Toutefois, pour ce qui est de la vie après la mort, ils n'avaient pas d'excuses. Il n'est pas de réalité plus indéniable que le fait qu'il n'y a rien après la mort : on voit le cadavre, il ne bouge plus puis se décompose. On a inventé l'âme, pourquoi? Dire que ma conscience, ma mémoire et ma personnalité vont survivre si l'on détruit le corps qui les renferme, est absurde. Si je détruit un ordi à coup de bat de baseball, est-ce que Windows va aller au Paradis? Tous les animaux passent leur vie à essayer de survivre. C'est le sens et le but de leur vie. L'humain est le seul animal conscient de la fatalité de la mort. Ainsi, il sait que peut importe les efforts qu'il mettra pour rester en vie – bien s'alimenter, faire de l'exercice, ne pas prendre de risques inutiles – il mourra un jour ou l'autre. Cette réalité le rend fou. Pour s'en libérer, il essaie souvent de nier l'existence de la mort. La mort est inconcevablePourquoi paniquer sur le fait que l'on va mourir un jour? Pour paraphraser Épicure (philosophe grec) : « Quand nous sommes là la mort n'y est pas, et quand la mort est là nous n'y sommes pas. » Mais on a de la misère à accepter ça. Je suis un être limité dans l'espace (dans une zone appelé « mon corps ») et dans le temps (dans une période appelée « ma vie »). En fait c'est surtout parce qu'il est impossible pour une conscience de concevoir sa non-existence. Ce n'est pas à cause d'une limite de notre esprit : aucun être ne peut concevoir ce que c'est de ne pas être puisque cela est un paradoxe. La proposition « Que ressent-on lorsqu'on est mort? » est aussi irrecevable que la formule « 5 / 0 ». Mais songez au fait que l'éternité n'est pas plus satisfaisante à ce niveau : l'infini est tout aussi inconcevable que le néant. Personnellement, je trouve pathétique le désir d'immortalité de certaines personnes. C'est de la mégalomanie malsaine. C'est absurde de toute façon. Être éternel veut dire exister pour toujours! Donc dans 350 000 000 000 d'années on serait encore là. Et je te demanderais «Hé, tu te rappelles-tu quand le Soleil a explosé?» pis tu me répondrais «Pentoute, ça fait bien trop longtemps!». Suicidaires et euthanasieCertaines personnes prétendent qu'elles désirent mourir. Comme la mort est compréhensible mais inconcevable, on ne peut pas la désirer. Ce que la personne désir c'est qu'on la libère de certaines choses qu'elle croit inhérente à la vie. Si l'on creuse un peu, on peut découvrir ce qui est indésirable dans la vie de cette personne. Le plus souvent, on va se rendre compte que ces éléments indésirables sont supprimables sans que la personne ne meurt. D'autres sont permanents mais peuvent s'accepter et ne sont pas incompatibles avec une vie heureuse. Par contre, certaines maladies graves ou des signes de vieillesse avancée pourraient causer une souffrance perpétuelle et incurable. Dans ce cas-ci, on doit donner raison à la personne et lui accorder l'euthanasie. Mais sauf ces rares cas, la vie mérite toujours d'être vécue. Bref, ne craignez plus la mort car vous ne la connaîtrez jamais (vous ne serez plus là quand elle arrivera). Et n'oubliez pas que chaque instant passé à angoisser sur la mort, est un instant de moins passé à jouir de la vie. ÉvolutionJ'ai souvent jasé avec des créationnistes dans ma vie. Mais même les gens qui acceptent l'évolution, ne la comprennent pas vraiment et pensent souvent qu'il y a quand même une place pour Dieu là-dedans. Je vais donc ici vous expliquer la théorie moderne de l'évolution, selon le modèle proposé par Charles Darwin il y a déjà 200 ans de ça. L'évolution est la somme de deux phénomènes : la sélection et la diversification. L'un réduit la diversité selon certains critères alors que l'autre l'accroît de manière plutôt aléatoire. Si l'on accepte que :
Alors on croit implicitement à la théorie de Darwin. Du moins, on croit qu'elle est en vigueur à partir du moment présent (donc qu'elle générera de nouvelles espèces dans le futur) mais pas nécessairement qu'elle est la cause de la diversité des espèces actuelles (c'est quand même plus parcimonieux que de croire en un Dieu créateur). Pour prouver ce deuxième volet, il faut aller dans le registre fossile, la génétique, l'anatomie et la géologie. Toutes des sciences qui convergent pour approuver la théorie de Darwin. Bien sûr, depuis 200 ans, sa théorie a été améliorée. Entre autres, on a découvert les lois de l'hérédité (inconnus de Darwin, mais on sait depuis toujours que les enfants ressemblent à leurs parents), la génétique (cause de la diversité préexistante que Darwin ne s'expliquait pas), des espèces vivantes et fossiles inconnues à l'époque (dont celles qui relient l'humain au reste du règne animale) et on a aussi découvert que l'évolution n'était pas un processus régulier, elle s'accélère durant certaines périodes où la survie est plus difficile. Mais, de façon générale, la théorie de l'évolution est restée semblable depuis Darwin. Il faut comprendre que dans tout ça il n'y a pas de bien ou de mal, de supérieur ou d'inférieur, de fort ou de faible. Cette théorie n'a pas pour but de nous donner un repère moral ni de justifier une quelconque pratique. Elle fait juste expliquer comment les espèces se sont divisées et transformées. L'évolution n'est pas unilinéaire. L'humain n'est pas « l'espèce la plus évoluée » (expression totalement vide de sens…) ni le but de la vie ou de l'univers. Le parcours de la vie est multilinéaire, formant un arbre semblable à un arbre généalogique. Contrairement à ce qu'on nous annoncent dans des films tels que X-Men, l'évolution ne nous donnera pas de pouvoirs surnaturels. Aucune mutation génétique ne permettrait de lancer des boules de feu, de contrôler les champs magnétiques ou de lire dans les pensées. Sinon on aurait pu l'observer, à différents degrés, chez d'autres espèces. Les auteurs de ce genre de films ont tellement une idée unilinéaire de l'évolution qu'ils se disent que l'humain va nécessairement évoluer en quelque chose de « plus puissant » donc, pourquoi pas, en dieu. Revenez à la réalité les gars. C'est pas comme ça que ça marche. À ceux qui – obéissant à la loi de Godwin – disent qu'Hitler s'est inspiré de Darwin donc que croire en l'évolution c'est mal (!), j'aimerais vous rappeler qu'Hitler ne fait nul mention de Darwin ni de la sélection naturelle dans son livre Mon combat. Au contraire, il fait souvent allusion à Dieu et au droit divin d'un peuple élu d'asservir et d'exterminer les peuples inférieurs. L'idée qu'il y a des humains inférieurs à d'autres ne vient certainement pas de Darwin. Les classes sociales et les castes existent depuis des millénaires dans les cultures humaines, c'est pas Darwin qui a inventé ça. Sa théorie ne fournit d'ailleurs aucune eau au moulin des racistes. Mais mettons qu'on essaye… disons que celui qui survit est le « supérieur » de celui qui disparaît… pourquoi les Sémites seraient-ils inférieurs aux Aryens s'ils n'ont pas encore disparus? C'est sans doute parce qu'elle nous faisait perdre notre statut de « roi de la Création » que cette théorie a eu de la difficulté à percer. C'est pour la même raison que le géocentrisme a eu de la difficulté à laisser sa place. L'humilité est une rare vertu. Mon végétarismeJe suis devenu végétarien parce que ça s'est imposé de soi-même pour moi. J'ai plus pris conscience du fait que pour que j'ai de la viande dans mon assiette, il fallait qu'un animal meurt. Et je me suis dis que je n'aimais pas la viande au point d'être prêt à tuer pour ça. Je me suis dit : « S'il n'est pas nécessaire à ma survie, à ma santé et à mon bonheur de torturer et tuer des animaux innocents qui ressentent la douleur et qui désirent survivre, je n'ai aucune raison de le faire moi-même ni de le faire faire par quelqu'un d'autre. » Donc j'ai tout simplement arrêté d'en manger; ça n'avait plus aucun sens pour moi. De toute façon, j'en mangeais juste chez les autres ou au restaurant parce que j'étais pas capable d'en préparer; manipuler de la viande crue me répugnait. Donner des droits aux animaux?Bon yen a qui vont trouver ça niaiseux, mais moi je trouve que c'est important. Tsé je crois pas à Dieu ou à l'âme, pour moi on est tous des machines de chair. On est de la viande. Mais ça nous enlève rien d'être ça... Ce que je veux dire c'est que pour moi il n'y pas de rupture net entre nous et le reste du règne animal. Ça forme un continuum. On a une différence de degré et non de nature comme disait un penseur célèbre quelconque (c'était Darwin il me semble). Donc le fossé entre l'humain et la bête n'est pas aussi clairement défini qu'on le croit. Pour vous donner une idée, voici trois «frontières» dans le monde vivant que je fixe comme ça semi-arbitrairement :
On a tendance à accorder à la deuxième de ces trois frontières un peu trop d'importance. Pour moi la #1 (la sensitivité) est la plus importante pour donner des droits et la #3 (la rationalité) devrait être utilisé pour donner des responsabilités. Mais il est ridicule de baser le droit ou le devoir en fonction de la #2, qui n'est que la limite de l'espèce humaine (donc, finalement, se réduit à l'interfécondité). D'ailleurs il n'est pas aussi facile qu'on le pense de définir ce qu'est un humain. Certains individus peuvent être à la limite de l'espèce (comme les hominidés pré-humains ou les gens qui auraient une mutation importante). Tandis que définir ce qu'est un «être doué de sensation» et un «être doué de raison» est à la fois plus simple et constitue une référence plus légitime pour élaborer une éthique. Moi j'ai l'impression qu'on sacralise un peu trop l'humain tout en chosifiant trop l'animal. J'essaye de ramener ça à la normal. Tsé pour ce qui du droit, en général (et de toute autre chose d'ailleurs), on a tendance à penser un peu trop dans une perspective de catégories. On regroupe les individus en ensembles puis on accorde des droits à ces ensembles. Moi, je ne veux pas que l'ensemble "homme" et l'ensemble "femme" soient égaux (ce qui est prôné de nos jours), je veux que ces ensembles semi-fictifs disparaissent et que les individus soient traité pour ce qu'ils sont. C'est la même chose pour l'ensemble "humain" versus l'ensemble "bête". Pour accorder des droits, on ne devrait pas se demander « Cet individu est-il un humain? » mais « Cet individu a-t-il des besoins? ». Que le porc ne soit pas capable de réfléchir sur l'atome ou les trous noirs ne lui enlève rien à sa faculté d'éprouver de la souffrance physique et psychologique. Mais le végétarisme c'est pas aller trop loin?Moi j'ai une morale purement utilitariste. Je vais suivre la voie qui va maximiser le bonheur collectif (dans lequel j'inclus tout être capable de bonheur). Sauf qu'en cas d'égalité, je pense que l'individu doit se favoriser lui-même. Donc si je dois manger de la viande pour survivre, je puis tuer une proie pour assouvir ce besoin. Car je peux faire passer mon besoin de survivre avant le besoin de survivre de ma proie. Mais le fait que je réussisse à survivre et à être en bonne santé sans manger de viande, me prouve à moi-même que ce geste n'est pas essentiel à ma survie. Finalement, je ne mangeais la viande que pour son goût. Donc j'ai calculé que mon besoin de goûter la chair de ma proie était inférieur au besoin de survivre de cette même proie. Donc tu nous vois comme des monstres immoraux?Pas du tout. Je réprouve d'ailleurs cette tendance qu'on a de démoniser les gens qui ne respectent pas notre code d'éthique personnel. Les mangeurs de viande ne sont pas des monstres, pas plus que les pédophiles ou les terroristes. Ce sont des humains qui ont des raisons de faire ce qu'ils font. Si une personne aime tant la viande qu'elle ne pourrait imaginer sa vie sans ça, je me vois mal lui dire : « Arrête d'en manger, déprime puis suicide-toi! ». Je pense pas que ça la convainque. Je pourrais aussi lui enlever de force le steak de la bouche, mais ça ne l'empêchera pas de s'en acheter un autre dans mon dos. Donc je n'interviens pas vraiment dans la carnivorie de mon entourage et je n'aborde la question de mon végétarisme que si c'est les autres qui commencent à m'en parler en premier. Je me dis que, pour moi, vu que je ne trippe pas trop sur la viande, ce fut facile de devenir végétarien mais que pour d'autres c'est sans doute moins accessible. Je n'ai donc aucun mérite d'être végétarien, tout comme je n'ai aucun mérite de ne pas être pédophile puisque les enfants ne m'attirent pas sexuellement. Si quelqu'un fait l'effort d'essayer de réduire sa consommation de viande ou de goûter des aliments typiquement végétariens lorsqu'on lui en offre, alors il est moralement mon égal à ce niveau, même si lui ne réussit pas à devenir végétarien. Car on aura tous les deux fait les mêmes efforts, ce qui aura été déterminants sont des facteurs hors de notre contrôle (notre volonté et surtout notre appréciation personnelle du goût de la viande). Par ailleurs, je me dis qu'au fond la plupart des consommateurs de viande sont à un pas d'être végétariens. Dans le sens que même s'ils mangent beaucoup de viande, leur façon de voir les choses à ce niveau se rapproche plus de la mienne que de celle d'un chasseur ou d'un éleveur. Par exemple, si je reçois quelqu'un chez moi et que je lui dis : « Si tu as faim, tu peux prendre du poulet dans le frigidaire ou une pomme dans le bol à fruit. », il va très certainement prendre le poulet. Mais si je lui dis : « Si tu as faim, tu peux aller égorger le coq dans la cour ou prendre une pomme dans le bol à fruit. », là il risque plus de prendre la pomme. Pas parce qu'il est trop paresseux pour dépecer le coq, mais parce qu'il va considérer que son désir de le manger n'est pas assez fort pour qu'il le tue. Donc la plupart des gens mangent de la viande surtout par habitude et par inconséquence. C'est pour ça qu'on peut les considérer comme à un pas du végétarisme; ce sont des végétariens non-pratiquants. Autres raisons secondaires... Il y a bien sûr aussi pour être en meilleure santé. Car si manger de temps en temps du chevreuil sauvage nourri de feuilles est bon pour la santé, manger quotidiennement du boeuf domestique nourri de farine animale et d'antibiotiques est incontestablement malsain. Également, des raisons environnementales. Il nécessite de sacrifier beaucoup plus de terres arables pour produire une certaine quantité de protéines animales que pour produire la même quantité de protéines végétales. Donc la production de viande consume beaucoup plus d'énergie qu'elle n'en donne. C'est logique, si je calcule le nombre de repas qu'on pourrait faire en cuisinant mon cadavre, je me rends compte que ce nombre est une infime fraction du nombre de repas que j'ai mangés dans ma vie. C'est la même chose pour un boeuf. Donc compte tenu que l'agriculture détruit l'environnement, la minimiser en éliminant l'intermédiaire inutile qu'est le bétail, est un geste écologique. MilitantismeJe ne suis pas « militant » pour aucune des causes que je soutiens. .Par exemple, je ne vais pas m'attacher à un arbre pour éviter qu'on ne rase une forêt. Militer c'est souvent marginaliser sa causeJe remarque que l'on a tendance à voir comme des fous ou des illuminés les gens trop impliqués dans une cause. Surtout dans le cas où ceux-ci vont se mettre à dos de grandes portions de la population (ou des portions influentes, comme les journalistes par exemple). Souvent le militant va être « agressif » envers des actions qui sont généralement commises par la grande majorité de la population. Si je dis à la télévision que ceux qui ne font pas comme moi sont justes des égoïstes ou des caves, ya moins de chance que ces mêmes gens décident de m'écouter. Même chose si je fais des actions pouvant paraître étranges aux yeux du commun des mortels. Moi j'essaye toujours d'avoir l'air « modéré ». De cette façon, les gens ne se ferment pas à mon message. Mais si d'autres que moi font des extravagances au nom d'une cause que je défends, alors j'ai automatiquement l'air d'un extrémiste si je dis que je la défends. Et ça me fait chier. Donc, de grâce, rappelez-vous que la fin ne justifie pas les moyens et que de laisser les gens évoluer à leur rythme est la seule façon de les faire évoluer un jour. Militer c'est souvent de la pensée magiqueJe ne vois pas en quoi le fait de marcher des kilomètres guérira le cancer du sein. Ni en quoi le fait de me raser la tête aidera les leucémiques. Me déguiser en ours polaire ne réduira pas les changements climatiques non plus. Pour moi tout ces rituels sont simplement de la magie. Ce n'est pas quelque chose que je veux encourager. Quand j'étais en première année, on a fait un marche-o-ton pour amasser des fonds pour quelque chose. Je ne comprenais pas trop le principe. Ma mère m'explique « Plus tu marches de kilomètres, plus tu amasses de l'argent pour cette cause. » Mais yavait quelque chose que je comprenais. « Mais pourquoi les gens ne font pas juste donner de l'argent directement pour la cause? » En troisième année, c'était le Sautons-en-cœur que c'était le même principe. Plus tu sautais à la corde longtemps, plus les gens donnaient de l'argent pour les maladies du cœur. Encore là j'avais de la misère à comprendre. Pourquoi les gens veulent pas donner d'argent pour guérir la leucémie mais sont prêts à en donner pour que je me rase la tête? Même chose pour les « grèves » étudiantes (on devrait plutôt appeler ça « foxage de masse ») ou tout autre « moyen de pression » ne mettant aucune pression sur la cible visée (par exemple, le fait de tous s'habiller en noir le mardi…). Je trouve que c'est grotesque. Militer c'est souvent être discriminatoire malgré nousLe mouvement féministe dit vouloir l'égalité des sexes et je le crois. Il y a très certainement certaines féministes extrémistes voulant que la femme domine l'homme, mais il a des extrémismes dans tout. Le problème est que l'intervention des féministes se fera seulement dans un cas où les droits de la femme sont opprimés mais pas dans un cas où ce sont les droits de l'homme (mâle) qui le seraient. Donc même s'ils prônent théoriquement l'égalité, les féministes permettent involontairement une inégalité. Un bon exemple ce sont les féministes qui s'insurgent contre l'excision des jeunes filles en Afrique et voient ça comme une oppression de la femme par les méchants hommes, mais qui ne reprochent rien à la circoncision des jeunes garçons et ne la voient pas du tout comme une oppression de la part de la femme. Un autre exemple, plus près de chez nous, c'est quand on désapprouve le fait que des femmes musulmanes portent le voile, mais qu'on a rien à reprocher au fait que des hommes sikhs portent le turban. On peut justifier cette tendance du féminisme par le fait qu'autrefois le statut de la femme était jugée socialement inférieur à celui de l'homme. Donc il aurait semblé absurde à l'époque de défendre les droits de l'homme (mâle) devant ceux de la femme. Mais aujourd'hui c'est différent. Les deux sexes sont égaux. On doit maintenant permettre aux individus d'être ce qu'ils veulent sans les contraindre ou les discriminer en fonction de leur sexe. Le mouvement féministe doit fusionner avec les quelques groupuscules masculinistes modérés pour devenir un mouvement pour l'égalité des sexes qui défendraient les deux sexes. Même chose pour la ligue des Noirs ou tout autre mouvement ayant pour but de défendre l'accès à l'égalité pour un groupe donné. Il aura tendance à négliger de reconnaître qu'il y a des sphères dans lesquels c'est son groupe qui « opprime » les autres. Il n'y aura pas non plus de moment où ce mouvement dira : « Bon, on est pas mal égaux, on peut dissoudre le mouvement. » Moi j'ai l'impression que ces mouvements vont continuer d'exister perpétuellement en réclamant toujours plus de droits pour leur groupe, jusqu'à ce qu'ils soient le groupe dominant. Personnellement, je dirais qu'il ne devrait exister qu'un seul mouvement défendant l'accès à l'égalité pour tous. Bref le militantisme tel qu'il est pratiqué actuellement me semble à la fois grotesque et inutile. DictionnaireSi vous avez lu plus bas mon texte Notre langue, vous savez que je ne porte pas dans mon cœur le purisme linguistique. Ici je vais m'attarder plus précisément à faire une critique de cet ouvrage que l'on appelle dictionnaire et qui est la Bible des puristes de la langue. D'abord, comprenez que le dictionnaire n'est pas un livre sacré et que son contenu peut être remis en question, puisqu'il a été écrit par des humains, faillibles comme nous tous, dans un contexte donné. Ils n'inventent pas la langue à partir de rien. Non. Ils se basent sur la langue parlée et écrite déjà en vigueur. Ensuite ils essaient de donner aux mots des définitions cohérentes avec leur usage et ils étiquettent certains mots comme « impropriété ». Les définitions peuvent être incorrectesParfois en tentant de donner à un mot sa définition, ils peuvent se tromper. Pourquoi? Parce que la définition de chaque mot doit se faire avec d'autres mots, alors que dans notre tête, la définition des mots est conceptuelle donc pas métalinguistique. Quand je pense au mot « chat » je pense à un chat et pas à « mammifère carnivore de la famille des félidés… » Voici un exemple de définition incorrecte : Artificiel Dans le Multidictionnaire, Artificiel est défini tout simplement comme « non naturel » et Naturel est défini comme « qui appartient à la nature » puis Nature est défini comme « ensemble des êtres et des choses qui composent l'univers »… donc il n'y a pas de plantes artificielles dans l'univers… Dans le Petit Robert, Artificiel est « produit par l'activité humaine et non pas la nature » et Naturel est défini comme « qui n'a pas été modifié par l'homme » donc, selon cette définition, un vaisseau spatial construit par des extraterrestres serait quelque chose de naturel, mais un excrément humain est artificiel. Les définitions peuvent être idéologiquement orientéesPortez attention à ces définitions tirés du Petit Robert : Paradis : Lieu ou les âmes des justes jouissent de la béatitude éternelle. Karma : Dogme central de la religion hindouiste selon lequel la destinée d'un être vivant et conscient est déterminé par […] Vous avez remarqué? Pour karma on précise « dogme central de la religion hindouiste » mais pour un dogme chrétien… rien, aucune précision, comme si ce n'était pas dans la mythologie chrétienne mais dans la réalité. Comme si ça existait pour vrai de manière objective et reconnue par tous. Le dictionnaire marginalise la francophonie hors ParisLes mots québécois, belges ou africains – lorsqu'ils sont dans le dictionnaire – sont toujours accompagnés d'une mention précisant leur origine. Certains très répandus dans toute la francophonie sont exclus du dictionnaire si on ne les utilisent pas dans la capitale de l'hexagone. Tandis que le moindre argot parisien est scrupuleusement consignés dans cette bible du langage., et il n'est nullement précisé que ce mot n'est employé qu'à Paris ou qu'en France. Les mots semblables à ceux de l'anglais sont démonisésL'anglais c'est le mal ça a l'air, les mots d'emprunts des autres langues sont vus comme un enrichissement mais pas ceux de l'anglais. C'est rendu qu'on expulse des mots qui sont depuis longtemps dans notre langue juste à cause de leur origine douteuse. Par exemple, on ne peut plus dire le mot « opportunité » qui est désormais un anglicisme… malheureusement on n'a pas d'autre mot pour désigner ce concept. Évidemment, ce sont les anglicismes non-parisiens qui sont démonisés. On peut donc dire « week-end » puisque ce mot est employé à Paris et est donc purement francophone, mais on peut pas dire « fin de semaine » car c'est un calque de l'anglais « weekend ». Bref, pour moi quelqu'un qui prend tout ce qui sort du dictionnaire comme si ça sortait de la bouche d'un dieu, je trouve qu'il est pas mieux qu'un intégriste avec son livre sacré. (Notez que dans mes exemples ici je n'ai pas utilisé le Larousse car je n'en ai pas chez moi mais c'est, à mon sens, le pire.) La vie est un rêveJe fais deux sortes de rêves. Il y a ceux que je fais la nuit. Ils sont bizarres. Le récit y est souvent décousu. Un personnage peut soudainement en devenir un autre. Une émission de télévision que j'y regarde peut soudainement devenir la réalité. Il est difficile de cartographier quoique ce soit et rien n'est permanent. Les lois de la physiques sont négociables et je peux altérer le cour des événements rien qu'en le voulant très fort (comme dans Le Secret). Ces rêves sont éphémères, lorsqu'ils prennent fin, je ne peux plus y retourner. Puis, il y a les rêves que je fais le jour. Je devrais dire le rêve, parce que c'est toujours la même chose. Ça commence toujours de la même façon : je suis dans un lit et il y a un cadran qui sonne à côté de moi. Ce qu'il y a de bizarre dans ce rêve, c'est que quand il commence il reprend toujours où il s'était arrêté la dernière fois que j'en étais sortis. Par exemple, si je laisse un crayon sur mon bureau avant que le rêve ne s'achève, le crayon sera toujours là quand je reviendrai dans ce rêve. Tout y est plus constant, tout est régit par des lois fixes qui me permettre d'anticiper ce qui va se passer. Maintenant, la question existentielle, lequel de ces rêves est la réalité? Celui que je fais le jour ou l'un de ceux que je fais la nuit? Quand je suis dans un rêve je suis convaincu d'être dans la réalité et que tous mes autres rêves sont de la fiction. Donc si je suis objectif, aucun n'est plus vrai qu'un autre. Mais c'est dans celui-ci – celui que je fais le jour – que mes gestes ont des conséquences plus prévisibles mais contraignantes. Et c'est de ce rêve-ci que je suis coincé, je le refais tout le temps à chaque jour, repartant du point où je l'ai laissé. Et ce qui m'y arrive a un impact direct sur ma souffrance ou mon bonheur. Alors… qu'il soit « vrai » ou pas m'importe peu. Je vais faire comme si ce rêve était réel. Oublions Descartes et la Matrix... Haine gratuite vs amour universelJ'haïs la haine. Moi j'aime tout le monde. Je ne dis pas que je raffole de la présence de chaque humain sur Terre, mais ya personne que j'haïs. Y en a qui me tapent sur les nerfs, d'autres que je trouve stupides ou insignifiants. Il y en a que je trouve impolis ou inutilement méchants, d'autres qui manquent simplement de tact. Il y en a qui suivent une idéologie dangereuse et dont la mort ne serait, à mes yeux, que bénéfique pour le bonheur collectif. Mais ya personne pour qui j'éprouve de la haine. Des fois, des personnes que j'aime ne s'aiment pas. Alors je demande : – Pourquoi n'aimes-tu pas X? – Bin…, me répond-on, on peut pas aimer tout le monde! C'est presque systématiquement ce qu'on me répond. Et ça me frustre parce que ça ne répond pas du tout à ma question. J'ai bien dit « Pourquoi? », je cherchais donc une cause. L'incapacité d'aimer tout le monde n'est pas la raison pour laquelle on n'aime pas cette personne. C'est comme si tu t'étais dit « Bon je ne peux pas aimer tout le monde (dans le sens de "je n'ai pas le droit d'aimer tout le monde") donc je dois sélectionner au hasard quelqu'un que je vais désormais haïr… ce sera X! » Des petites nouvelles pour vous : Oui, vous avez le droit d'aimer tout le monde! Le faire ne vous rendra que plus en paix avec vous-mêmes. Haïr quelqu'un lui nuit seulement quand tu es avec lui, mais te nuit chaque fois que tu penses à lui. Autre affaire que j'haïs, c'est la haine par effet de halo. Haïr tous les membres d'un groupe à cause d'un seul de ses membres. C'est doublement con. Faites comme moi : Aimez-vous les uns et les autres. Comment? C'est simple : la condescendance. Jésus lui avait compris. C'est facile d'aimer tout le monde si tu leur dis « Je suis le créateur de l'univers incarné dans un humain, et vous êtes juste des brebis égarées qui ne pouvez survivre si je ne vous donne pas des ordres. » Voici donc le chemin de l'amour universel : Haine >>> Mépris >>> Condescendance >>> Pitié >>> Compassion >>> Empathie >>> AmourCessez de regarder celui que vous haïssez comme un méchant. Voyez-le plutôt comme un imbécile. C'est un enfant ou une bête stupide sans malveillance mais qui est trop conne pour agir comme du monde. Méprisez cet être… il vous est inférieur. Oui, vous êtes beaucoup mieux que lui. Soyez condescendant envers cette pauvre créature… qui n'a pas votre chance. Pauvre d'elle, comme elle fait pitié… tolérez ses handicaps vous qui ne les avez pas. Ce n'est pas de sa faute à lui… il a besoin de votre aide. Soyez bon avec lui. Aimez-le! Fin du parcours. Bonne chance. ExtraterrestresCroyez-vous aux extraterrestres?
Cette question a plusieurs interprétations possibles : « Croyez-vous qu'il y ait de la vie ailleurs dans l'univers? », « Croyez-vous qu'il y ait des êtres intelligents ailleurs dans l'univers? » ou « Croyez-vous qu'il y a des êtres intelligents venus d'ailleurs dans l'univers qui m'ont enlevé pour faire des expériences sur moi? ». Ces trois questions n'ont pas la même portée.
Je trouve que même les scientifiques vont un peu vite en affaire dans ce domaine. « On a trouvé de l'eau sur cette lune, donc il y a possiblement de la vie, donc possiblement une civilisation extraterrestre! » Wô! Pas si vite. J'veux pas casser le party mais c'est loin d'être aussi simple.
D'abord l'eau est une substance chimique très simple : H2O. Et en plus le « H » (l'hydrogène) qui la compose est l'élément le plus simple de l'univers (un électron et un proton). Donc de l'eau ya de forte chance qu'on en trouve partout! La vie par contre, c'est une structure chimique beaucoup plus complexe. Même si on prend ça dans un sens large et qu'on définit la vie comme tout « composé chimique qui, dans un environnement donné, fabrique des répliques de lui-même », ça reste quelque chose d'exceptionnel.
Maintenant cette vie primitive est bien loin de l'être doué de raison. Pensons aux milliards d'années que ça a pris pour passer de l'unicellulaire à l'humain. Par ailleurs, l'apparition de l'intelligence n'est pas nécessaire. La vie aurait pu exister pendant des milliards d'années puis disparaître avec la mort de notre soleil, sans jamais que n'apparaisse un être capable de réfléchir, ni même un être pourvu d'un cerveau!
De quoi ont-ils l'air?
Je trouve que dans le folklore populaire, les extraterrestres ont une apparence très peu crédibles : des humanoïdes! Déjà pour qu'une forme de vie intelligente apparaisse ailleurs, ça prendrait une coïncidence incroyable, le fait que cette intelligence siège dans un corps aussi semblable au nôtre serait statistiquement impossible.
Pour que des êtres venus d'ailleurs entre en contact avec nous, tout ce qu'ils ont de besoin, sur le plan biologique, c'est : un organe pour penser (cerveau), un organe pour communiquer (bouche) et un organe pour manipuler son environnement (mains). Juste sur Terre, il y a plus de diversité dans ces domaines que dans les films de science-fiction. Contrairement à ce qu'on pense, les grands singes (dont l'humain) ne sont pas les seuls "génies" dans la nature. Par exemple, les éléphants sont des animaux très intelligents et physiquement semblables à nous sauf qu'ils sont quadrupèdes et manipulent leur environnement à l'aide de leur long nez au lieu des membres antérieurs. Les pieuvres aussi sont très intelligentes, et pourtant plus différentes de nous qu'un E.T. hollywoodien.
Maintenant réfléchissez au fait que ces extraterrestres n'ont, normalement, pas d'ancêtres communs avec nous. Voyez ensuite toute la diversité du vivant sur Terre et réfléchissez au fait que tout ce qui vit ici a un ancêtre commun avec nous. Cherchez des photos de la faune abyssale, vous y trouverez des êtres qui ne ressemblent à rien de ce que vous connaissez et qui, pourtant, partage avec vous une part importante de votre patrimoine génétique.
Et si tu en voyais un?
Si l'on trouve sur une autre planète une forme de vie (ne serait-ce qu'une bactérie) qui, comme nous, est faite d'ADN, il n'y aurait qu'une conclusion logique : elle a un ancêtre commun avec nous. J'en déduirais, tout naturellement, que la vie n'est pas nécessairement apparue sur Terre et qu'elle a été disséminée dans le Cosmos via de microscopiques extrémophiles vivants à la surface de météores.
Si je croise un jour un petit bonhomme gris comme on en voit dans X-Files et dans la mythologie raélienne, il n'y aurait qu'une conclusion logique : il a un ancêtre commun – très récent! – avec nous. Si je le rencontre sur Terre, je ne me dirai même pas une seconde que cet être vient d'une autre planète (pourquoi le penserai-je?). Je me dirai que c'est une espèce rare d'hominidé qui a doit venir d'un endroit peu connu de nous (ce qui explique pourquoi on n'en voit pas dans les zoo) et où les conditions de vie sont très différentes (ce qui explique ses différences d'avec nous) donc, probablement, dans une grande caverne. Sinon, c'est peut-être tout simplement un humain ayant subi une mutation rare. Si cet être me parle et prétend venir d'une autre planète, soit il me ment, soit ses ancêtres sont des humains (d'une ancienne civilisation disparue qui avait la technologique du voyage spatial?) qui ont colonisés sa planète longtemps auparavant (et l'espèce a évoluée depuis, en fonction de ce nouvel environnement, ce qui explique ses différences phénotypiques d'avec nous).
Si je vois une lumière dans le ciel, il me semble plus logique que ce soit un phénomène atmosphérique ou astronomique plutôt qu'un vaisseau construit par des êtres intelligents venus d'une autre planète. Et pourtant, la plupart des gens sauteront sur cette deuxième conclusion. Même si l'objet aérien en question a vraiment l'allure d'un vaisseau, il est plus probable qu'il s'agisse d'une construction humaine qui n'a pas le pouvoir de quitter l'atmosphère. On en voit tous les jours dans les cieux (avions, sattellite, hélicoptère), tandis que les soucoupes volantes on en voit jamais. Si ce véhicule volant ne ressemble à rien de connu, je vais me dire que c'est simplement un modèle que je ne connais pas. L'artJe me suis demandé « Mais qu'est-ce que l'art? ». Pourquoi une toile est de l'art mais pas une roche ni un bac de recyclage?
Étymologiquement, «art» est de même racine que «artefact» et «artificiel». Par opposition à «naturel», ce qui est artificiel est ce qui est créé intentionnellement*. Donc, dans un sens large, tout ce que l'on fabrique sciemment – indépendamment de notre but précis – est de l'art. Mais dans un sens plus restreint, lorsque l'on parle d'une chose construite dans un dessein purement pratique sans considération esthétique, on est moins enclin à la qualifier d'«œuvre artistique». Il faudrait donc qu'on pense à la forme et pas seulement à la fonction pour qu'un objet puisse prétendre au statut d'œuvre d'art. Ma | ||||||||||||||